MEMOIRES
III.
1586.
Extrait de
LA HaRANS,
DE M. DEBelievre.
Nota, quece fut le PapeClément VIIqui dénonçacç Jugement.
41 Z
Quelle plaie 8c ouverture est-ce de 11e faire point de différemce entre les Rois 8c les Princes 8c les personnes particulières ?C’est chose inouïe, infuportable Lc monstrueuse,
IV.
Les Loix qui rendent le Prince étrange sujet aux Loix dttRoïaume , s’il se trouve avoir forfait, ne furent jamais écritespour les Princes souverains,
V.
Un Pasterau poursuivi d’un Epervier fe sauva dans le sein deZenocrates : il le laissa librement aller, disant qu il n’étoit pasloisible d’offenser un suppliant poursuivi.
Non ignara mali miscris fuccurrere disco .
VI.
Si les maux qui se commettent en une guerre sont imputésà celui qui est cause de la guerre, le mal de la Reine d’Ecoífèvous doit être imputé plutôt qu à elle,
VII.
Quelques accidens que puiíïent commettre les personnes doguerre , on ne procede point contre eux par les voies ordinai-res de la justice , fans violer le Droit des Gens , 8c le conseil'tentent des peuples 8c des siécles , que nulles Loix particulièresne peuvent violer,
VIII.
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Le jugement fait contre Conradin a été blâmé 8c tenu pou**exécrable , 8c le Comte de Flandres tua de fa main le Jugequi avoit prononcé une si unique Sentence , 8c fut reproché aCharles qui le fit mourir, qu’il étoit plus Néron que Néron 58c les malheurs qui advinrent depuis à cette conquête de Na-ples , furent attribués à la cruauté de ce jugement, lequel ton-tes-fois fe trouveroit plus juste que celui de la Reine d’Ecosiè»d’autant que Conradin ne fit pas pour sauver sa vie Lc sa libeí'té, ainsi que ladite Reine pourroit avoir faic,