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DE LA LIGUE. 411
*j e Barbarie, d’Ethiopie, des Indes, Idolâtres, Turcs & Sara-"ns, lui qui par ses Avocats nous veut rendre abominable la Lettrec °mmunication que nous avons avec nos voisins Chrétiens ? Et D ’ UN Catho.S lle dirons nous du Pape même? De Sixte , je dis, celui qui ex- ïrançois-P Q se en proie le Roi de Navarre 6c Monseigneur le Prince , qui,
Pùur diviser les Réformés , a recherché ceux de la Confession^ Aufbourg , disant, pourvu qu'ils voulussent reconnoître la di-gnité de son Siégé , qu’iisétoient ès autres choses tolérables jus-Su a un Concile , eux toutefois qui abominent la Messe non^oins que les autres ? Qui même, pour la feule commodité de sesaffaires,pour exempter Avignon 6c leComtat de la foule de nosserres ., a fait Concordat exprès avec ceux de la Principauté^ Orange , ceux de Dauphiné aussi, 6c de Provence , qui font ar-ssiés aujourd’hui contre la Ligue ? Ce font des prétextes que laLigue fait mettre en avant pour rendre le Roi odieux à son Peu-ple. Mettez leur demain le Sceptre en main , qu’ils y touchent'feulement du bout du doigt, pour le retenir ou l’acquérir, ilsL^tont toutes choses. Tout ce qui leur fera sain , leur sera saint.
Ls ne seront difference du Chrétien au Turc, de Jérusalem mê-^e à Gomorrhe.
Page zj. II reproche qu’on ne s’est mis en aucun devoir pourregagner santé. Ce sont ses propres termes. Disons , je vousprie , que nous peut - il dire que nous 11’ayons essayé,, quenous n’ayonsja fait.-’Nous avons bridé trente ans êcpíus en ceBoïaume. Après, il y a vingt-sept ans tantôt que nous faisons laguerre , guerre cruelle 6c sanglante s’il en fût jamais : Car il y est^ort deux cens mille hommes, il s’y est donné quatre bataillesgénérales , & de toutes avons eu victoire. II s’y est paíle infinisle ges 3 infinis combats ; il h* y a famille en ce Roïaume qui n’aitíait deux ou trois duels pendant ce tems. Non contens, nous les^ v ons défaits en pleinesNôces. Le Clergé y a contribué sonabon-^ a Uce. Le tiers Etat jufqu’à fa nécessité. La Nobleílè , le plusîlaix-, st plus beau de son sang. Nos Rois même , leur honneur,
Lur réputation , leur foi. Que pense cet homme que nous puis-s i°n S faire davantage, si ce n’est peut-être qu’il se persuade ques ous l e nom de Ligue il y ait quelque grand stratagème , quelqueMystère , ou quelque force occulte ?
28, II s’imagine peut-être qu’aunom de la Ligue, leshuguenots tourneront arriéré ; qu’à la vue de ce bel oriflame , ilsí. cr °nt aveuglés : & nous voyons tous s’ils s’en émeuvent. NousLivons l e compte qu’ils en font. C’est certes ce qu’ils ont bien su
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