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Tome premier.
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4^o MEMOIRES

Roïaumes entiers , qui a miparti les Empires Se Républiques, q 1 ^ 1L .ttre n a en ^omme laiste pais, famille, Se presque maison en Chre-

i;86.

Catho! tienté où elle n’ait su prendre racine , où elle n’ait su gagner teIrançois. part. Et pensez s’ils font unis étroitement, s'ils fe ressentent bieuvivement les uns les autres, quand jamais nos guerres n’ontpassé un an entier, qu’ils n’aient été secourus d’une très fortearmée , quand depuis que la Ligue est: debout, nous n’avons vUqu’Ambassades vers le Roi, d’Angleterre , de Suisse , d’Allema-gne , de Dannemarck même, ou pour exhorter le Roi à leutrendre la paix, ou pour, au défaut de ce, lui déclarer qu’ils n cles pouvoient abandonner en telle guerre.

Page zb. II foudroie contre le Roi qui a mis fous fa protestion la Ville de Geneve , parcequ’elle est: alliée étroitement avecles Suistès ; toujours selon cette réglé que tout est: répréhensibleà notre Roi ; tout au Roi d’Espagne non que rémiíîìble , maislouable : tant de sages Princes , tant de sages Conseillers q ulleur ont assisté , ne font pas à condamner si promptement. L®grand Roi François négocia premier par M. de Langey , granuPersonnage de son tems, l’AHiance avec les Princes Protestaisdu Saint Empire. Le Roi Henri la fit Se conclut depuis , Se lmmême se mit en campagne cn leur faveur. De-là ils tiennent tepaix dont ils jouissent. De-là nous tenons encore Metz Se autrt 5Villes, 8c Monsieur de Guise, pere de ceux-ci, la défendit comtre l’Empercur Charles , Se ne mit point en dispute qu’elle V efût acquise sur lui à très bon titre. Cette Couronne a une Al-liance très étroite & très utile avec Messieurs des Ligues de Suis-ses Sc des Grisons, avec la Reine d’Angleterre , avec les RoisDannemarck , d’Ecosle &c de Sucde. Qui seroit si idiot que d econseiller au Roi par superstition de s’en distraire ? Et que ditedonc ce bon Anglois du Roi d’Espagne , qui tant de fois a négo-cié en Angleterre, pour rafraîchir l’alliance avec la Reine, ) sdis cette alliance de la Maison d’Angleterre Sc de Bourgogne ?qui tâche par tous moyens de tirer à foi les Ligues des Suisses >qu’il fait être miparties au fait de la Religion , Sc toutefois, "étroitement unis ensemble, qu’il ne peut être allié aux uns, sel° ialeur union , qu’il ne le soit aux autres ; qui a recherché par to uSmoyens le Roi de Navarre même , lui présentant Sc ouvrant toO Sses trésors pourvu qu’il voulût troubler le Roi en son Roïaum c 'Et qui ne sait qu’il a son Ambassadeur envers le Turc ; qu’il p ra Ìtique d’y tenir le premier lieu au préjudice de la France , lui st 1 ? 1condamnoit auparavant telle alliance ? qu’il en a avec les