DE 1 A L I G U E. 4N
^ujòurs opiné ainsi, &: lui faut nouvelle instruction pour le*aire penser au contraire ; & je vous puis dire davantage , qu’ií11 y a pas un an & demi que Monsieur le Cardinal me commandaPar deux fois, de prier le Roi de Navarre son neveu de ne croirePoint ce qu'o n pourroit lui dire, qu’il étoit son oncle voirement,Plus vieux que lui, mais qu’il le reconnoiíloit pour Chef de Jasaison , & comme à tel lui rendroit toujours ce qui lui étoit dû.yu’il étoit de trop bon naturel pour rien entreprendre outre le^oit & la nature, Lc m’asture qu’il ne fera mal-aisé de i’en faire
tp’T - 1
'm ouvemr.
Page jz. Vous marquerez en pastant qu’il dit : „ Que leRoi de Navarre dépêcha le Sieur de Segur en Allemagne totaprès le décès de feu Monsieur pour pratiquer les moyens de’ 3 parvenir à cet Etat ». Et c’étoit un an auparavant, son Airelleet ant en très bonne santé. » Que ce fut aux persuasions d’unMinistre Brocard qui lui avoir fait entendre qu’il feroit Roi de33 France ». Et notez que Brocard est un vieux Italien qui n’est^ ne fut jamais Ministre , qui a été condamné par leurs Synodes,ne vit onc le Roi de Navarre f & ne mit jamais le pied enE lance. Par-là jugez des conclusions qu’il tire de la vérité des^Utres choses , dont je n’ai pas de connoiílànce.
Page 33. S’ensuit une absurdité moins supportable,quand ildit : » Que c’est cas résolu entre les Huguenots & leurs Minis-35 tres, qu’il est loisible à tous hommes, & principalement aux33 Princes de dissimuler la Religion ». II est aisé devoir oh il tend.C’est pour dire que quand le Roi de Navarre se réuniroit à l’E-§Fse Romaine, qu’il ne faut pourtant le recevoir; & Dieu nousc °nservera le Roi pour nous ôter de cette peine. Maiss’il est per-l his entre les Huguenots de déguiser sa foi, si c’est même unejf^xíme résolue , comment étoient tant de gens de toutes qua-J tes 5^ Nations si mal instruits en leurs arrtcles, qui se sont laiílesbl 'uler tous vifs pour la Religion , & qu’on connoît par tous^.°yens à s’en dédire ? Et qui ne fait au contraire que c’est unec ‘ , scipline entr’eux , quand quelqu’un a vacilé en sa Religion ,%i’il n’est point admis en leur Communion,qu’il n’ait fait péni-[ en ce publique ; jusques-là que le Roi de Navarre fe retirant deCour oh il avoit fléchi, la fit en pleine aíïèmblée à Alençon,ï^mier que d’être reçu à nommer des En fan s au Baptême ? Pen-c * qu’il y a belle apparence qu’un Ministre conseille la Meffè à
n_ n auro it vers un Prince , s’il
ssis Paroissiens , & quelle créance il
t Oté r\n^ I w iae.4 rfpinrí 3
ordoanoit de feindre fa créance, & combien eut pu durer
1586.
Lettred’un Catho.François.