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Tome premier.
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i;86.

L I T T R E

w’hn Catho.

ÎAANÇOIS.

4*4 MEMOIRE S

cecte Religion , au milieu des feux, des massacres, à la preuvede tant de miferes & calamités, íî elle eût pour article de fe sein'dre , c est-à-dire, de s’exterminer & éteindre foi même. Mais jcne fais de quel il y a moins en ces discours , de vérité ou de ju-

gement ?

Page 36. Parcequ’ll voit que la Ligue ne peut s'excuser d’a-voir troublé' la France , il veut faire croire que le Roi de Na-varre faifoit son état de surprendre Orléans, pour y tenir faCour. Recours à Monsieur le Chancellier, qui y commande, fjamais il en ouit parler : recours à ceux d’Orleans , s’ils en onteu le moindre vent : ains qu'il nous dise donc fous quel pré-texte ceux de cette Ligue, à Orléans, fermerent les portes à Mon-seigneur de Montpensier, envoyé de par le Roi y pour y entrer,lui tirèrent même quelques canonades pour l’accabler de ruineen une maison d u Faubourg où il étoit ; où de fait en fut tuedes siens. Certes le sang de Bourbon , le sang de nos Rois leurest tout Huguenot, à peine qu’ils ne nous disent inpudemmenkque ce Prince est Hérétique. Et Monsieur le Cardinal le leutferoit comme les autres » s’ils pensaient qu’il eût encore d#ans à vivre.

Page 38. 11 nous fait peur ici d’Angleterre. L'Angleterre a

façons, oC nous les nôtres. Nous connoiíïons l’Anglcterremieu^

que lui : d’autant que les Papes fe difoient Souverains d'Angle"

terre, & tenoient les Rois pour leurs vaílàux. Le Roi Henri V.ÏÍ1,

Prince non Luthérien ni Huguenot, ains Prince au contraire

qui a fait des Livres ( &C nous les lisons encore ) contre Luther »

voulut sortir de cette tutelle , à laquelle il fe voyoit aíïùjetd

par la superstition d'un certain Roi Inas, & en paíla si avan c

qu il fut déclaré par les Etats que le Pape ne feroit plus recoU"

nu Souverain d Angleterre : fes Successeurs ont continué dfi

même ; 8C comme des lors quelques Catholiques superstitieux

y avoient contredit, il s’en trouve qui le font encore : tels fo ^

châtiés en Angleterre, comme crimineux de lèfe-Majesté, ^

non pour article de Religion : car il ne fe vit jamais symbole

ou il soit dit que le Pape soit Roi d’Angleterre ; & de saisis

Parlement d’alors ne penfoit point de rien innover en la Rel^

gion : mais íes Jésuites quand ils vont susciter les Angloís cO&'

tre leur Souverain, quand ils vont prêcher entre les ignoras

qu’elle est usurpatrice du Roïaume fur le Pape, quand ils l ltt

suscitent des assassins de fois à autres , choses confeíïees, ch°'

fes pleinement vérifiées à tous Princes de la Chrétienté , C ^P'

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