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——--- cette guerre étoit une entreprise vaine : & que fût elle seuîe-
1586. men t vaine, ains pernicieuse, ains calamitcufe , misérable SC
Lettre ruineuse à cet Etat. Et qu’a-t-il donc dit qui ne soit vrai ? queFrançois? 0 ' noilS ne voyons , que nous ne sentions , qui ja ne nous faste
soupirer au profond de nos. cœurs , qui ne nous salle déja crierà Dieu pour nous y donner quelque soulagement? La Ligue,pour s’alfouvir, aura exercé des cruautés ; voici maintenant degrandes forces qui viennent : qu’en pouvons-nous mais pour laplupart ? Sc qui pourra toutefois discerner nos volontés ? Elle arasé les maisons : elle a brûlé les Villes entieres; maintenant,elle se cachera, elle cherchera de se mettre à couvert. Qui nousgarantira de pareil esclandre? Tant de maisons , VillagesVilles qui ne peuvent pas soutenir un effort, les meilleures mê-mes , íì elles viennent à être surprises : vu que ceux qui trem-pent en la Ligue , semblent tremper en ses cruautés.
Je ne vois , certes, autre moyen, sinon que tous unanime-ment nous détestions la Ligue : protestions de n’y vouloir par-ticiper en façon que ce foie : recourions au Roi , le supplianttrès humblement de détourner tant de calamités, de divertirles orages que cette Ligue a émus Sc attirés fur ce Roïaume : sur-tout , que nous nous convertissions à Dieu de cœur Sc d'ame;le priions, par ses saintes miséricordes , au nom de Notre-Sei-gneur , auquel elle appartient, de consolider la Chrétienté, deréunir l'Eglise , Sc particulièrement, de nous donner à tous unvrai zele de fa maison , pour Ja tenir Sc desirer nette Sc repur-gée de toute corruption Sc de tous abus ; un esprit de charité,pour supporter cependant les uns les autres , pour vivre paisi-blement ensemble , comme Citoyens d’une même patrie , en-fans de même famille, membres dépendans d’un même Chef,Sc faisant même corps : c’est l'Eglise de Notre - Seigneur, aVt-quel soit gloire par-tout & à toujours. Amen.
Monsieur, vous avez ensin plus peut-être que vous ne vou-liez , ni moi aussi, au lieu d’une Lettre , un Livre entier. L eSabsurdités Sc les mensonges de cet homme ont fait cela ; ^pensez que c’eût été , si je me suíïè arrêté à ses injures»a ses déclamations Sc invectives. Si vous jugez que ce tnief 1Ecrit soit utile au Public , je le permets à votre dilec-tion. Je ne crains point d’y être nommé : car je ferai touj o^ sprêt à m’inscrire en faux contre l 5 Auteur Sc contre ses men-songes , de justifier aussi, aux dépens de ma vie, la vérité d?