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entreprises : &c l’auroient vu tout-à-coup par un changement —
inopiné ( Prince toutefois ferme en ses actions ) armé contreceux qu’il vouloir conserver, & qui l’avoient très fidèlement servi d^catho!Contre ses Ennemis : armant , qui plus est, & de ses propres ïrançois.armes, ceux qui avoient conjuré íà mort & fa ruine : ceux àla punition desquels peu auparavant il connoit tous ses bonsServiteurs , tout ce qu’il avoir d’Amis &. d’Alliés hors du Roïau-
me,
Et notez que contre ceux de Guise, le Roi ne demandoitpas secours au Roi d’Espagne : car il savoir bien qu’ils avoienteu de son argent pour faire tomber forage sur la France , qu’ilVoyoit tout prêt à fondre sur ses Pais-Bas : il savoir qu’ilsavoient contracté avec le Duc de Parme, de racheter la pros-périté de ses affaires , par l’adversité & miscre des nôtres : ilsavoir que , pour aílurance du Traité, ils avoient promis de luilivrer Marseille entre les mains , la clef d’une de nos princi-pales portes de la Porte, que fur toutes autres, l’Empereur Char-les sonPere convoitoit, pour la proximité d’Espagne & d’Italie,pour la commodité de la Mer, Lee. ; & à faute d’y avoir pu sa-tisfaire , il n’a pas continué de même affection à fournir ses
moyens.
Page 12 . 1 . II se fâche que le Roi de Navarre ait écrit à Messieurs du Clergé , de la Noblesse , du tiers Etat, à Messieurs dela Ville de Paris semblablement : qu’il les ait tous avertis deleurs desseins de repaître le Clergé d’hypocrisie , la Noblessede vaines espérances , le tiers Etat, de paroles de soulagement :qu’il ait dit à Messieurs du Clergé ( & de bonne heure ) qu’ilsleroient las & recrus de tirer à la bourse, premier que de voiraucun progrès en leurs prétentions ; à Messieurs de la Noblesse,que leur sang ne seroit employé que pour exterminer le sang defranco , & par gens qui n’avoient pas de foin de l’épargner ,Parcequ’étant Etrangers, ils n’en sentent pas la diminution, &cUe craignent la saignée au bras d’autrui ; à Messieurs du tiersEtat aussi, à ce pauvre peuple qui paie tout, que ceux de laEigue contractoient ; que pour les y engager, ils baiiîoient bienEs arrhes , mais que ce seroit à eux à fournir au marché; queNouvelles guerres lui apporteroient nouveaux impôts ; & à MesEeurs de Paris pareillement, l’abrégé des trois Etats de Fran-Ce , la lumière & le miroir de ce Roïaume , qu’à eux propre-ment appartenoit d’y bien penser pour tous qui avoient tantd’ycux , tant d’oreilles, tant de bonnes têtes : que fans douteTome 7, EH