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ExpositionS17R LA DÍCL.D £ M. PIMaj'enne. ,
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MEMOIRES
Exposition.
Voici une belle résolution & un nouveau stratagème de com-battre son ennemi en paíïant. II eut été plus honorable pour luide s’arrêter & y faire quelque chose, que de palier sans faire rien»Car d’avoir mis en route le Prince de Condé ce font tous con-tes faits à plaisir. Voici ce que c’est. Le Prince de Condé avoitpaíïe la riviere étant averti que le Château d’Angers avoir été sur-pris par Halot. II paíla, dis-je, en délibération de servir le Roi »qu’il savoir avoir été forcé à la paix. II paísa avec espérance detrouver faveur de la riviere , où le service du Roi l’appelloit»L’allarmefut si chaude , les Edits nouveaux avoient tellementébloui les yeux de la plupart, que l'intention de ce Prince nefut point- reconnue. Et comme chacun courroit pour favoriserla prise d’Angers , les Villes prirent l’allarme , les Villages se fer-mèrent , chacun se tint sur ses gardes. Cependant le Prince deCondé trouva les forces du Roi tellement mêlées avec la Ligue ,qu’il ne les pouvoir discerner ; il ne pouvoit attaquer les Ligueurs{ans attaquer ses amis. D’autre côté il trouva si grande difficultéà.faire vivre ses troupes en un pays qui ne les reconnoissoitpoint»que toutes ces considérations le sirent résoudre à ne combattrepoint pour ne trouver ses amis en la mêlée. II se résolut de re-tirer en fureté ses gens par troupes, ne les pouvant faire vivreensemble fans grand hasard. Les routes se font par crainte , celle-ci se fit par conseil. Les routes ordinaires font pleines de con-fusion : celle ci fut faite avec un tel ordre , qu’un seul hommene se perdit point. Aux routes, les rompus craignent de se per-dre , en celle-ci chacun s’afluroit de se sauver. Quand Fabius cot-toyoit son ennemi » il n'y avoit nul qui ne jugeât qu’il étoit inu-tile à sa République. Quand son ennemi fut rompu, on connutqu’il avoit gagné une grande victoire en ne combattant point,èc qu’cn dîláyant il avoit usé d’une grande diligence.. Qui vou-dra juger de ce fait, lorsque ce Prince sépara ses Troupes oiïy trouvera de la route : qui en jugera trois mois après , & voyantqu’il ne s’y étoit rien perdu » louera la route de ces forces , quis’est faite pour les pouvoir rejoindre , & trouvera le cœurce Prince très généreux d’avoîr hasardé fa réputation Lc ía vis -pour íauver son année.
Déclaration. •
» Depuis étant joint avec Monsieur le Maréchal de Matí-