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Tome premier.
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i;86.

Expositionsus. la Décl.

de M. DE

Maïinne.

4^2 MEMOIRES

que le courage ; ils tinrenc plus qu’il ne leur avoir été com-mandé. Tout le monde fait que Montfegur étoit Ville 'aban-donnée ; 6e ce qu’elle fut demandée pour fureté , ne fut pa$pour force aucune qu’on en attendît , mais pour être feule enBazadois , où Ton pouvoit commodément faire exercice de laReligion. Voilà Montfegur pris par le Duc de Mayenne : on n etrouva que les murailles ; & , comme s r il eût vaincu Carthage?il fe reposa deux mois entiers pour fe rafraîchir à BourdeauX.Je vous laide penser que cela vouloir dire. Montfegur fut rendnà condition fort honorable , mais fort pernicieuse pour les As-siégés : lesquels fortans avec leurs armes, furent pour la p h 1 'part masiàcrés dans Tannée. Voilà le moyen que ces Meilleurs©nt eu d’ensimglanter leurs épées.

Déclaration-.

" Le Roi de Navarre voyant qu en si peu de temps Ton h 1 *» avoir pris trois Villes, q u'il penfoit devoir arrêter cette arme?m tout court, fe retira à la Rochelle à grande p relie , ne fe te - '« nant aífuré aux Places de Guyenne ; & quelques jours devant?» les Hérétiques, qui tenoient Castelmoron y le quittèrent.

Exposition .

Le Roi de Navarre , voyant que cette armée s’amufoit à prefl'dre les Villages , qu’ciíe n'entreprenoit fur rien qui fût dign^qu T il en prît la défense , se délibéra de pader en Poitou , pouj's opposer au Maréchal de Biron , qu’il tenoit pour un grandCapitaine ; Le de fait, le siège de Marans fait preuve fusillant?de l’occasion de son paíïàge. II laidà derrière foi une armée h^radsée d’avoir combattu le ciel & ía terre , pour aller au-devan?dune qui étoit fraîchement en pied ; il laida le Duc de Mayenn?qui ne recherchoit que son profit, pour trouver un vieux Ci'pitaine extrêmement jaloux de son honneur ; il laida Bergerac?Ville très forte, pour aller garder un marais auísi incommod?a défendre qu’adàiíiir ; Ìl laidà de bonnes murailles , pourallÇ 1 *garder une platte campagne ; il laidà le fort pour défendre 1?foible& acquit plus d’honneur en six semaines, que tous I e *Ligueurs en leur vie ; il entra dans Marans au plus fort d u siég eil rafraîchit les Asiiégés & par mer Lc par terre , perçant elïplein jour Tarmée ennemie, & de nuit traversant la mer èc ceS 'marécages r & par-là on peut juger que, si ce Prince s’étoitea queue douze Régimens „ six mille Suidàs, huit cens ReiàeS