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saloir que des ruines, on ne devoir point s’amufer à í’attaquer ;a tout rompre, on ne devoir point prendre à composition leshérétiques qui s’y trouvèrent : vu mêmement que c’est à eux'Ju’on en veut, ou qu on en doit vouloir, non pas aux maisons,^on pas aux Villages, non pas aux Villes : 8c ce n’estpas fansc ausc que les Soldats François fe débandèrent, voyant qu’on lestf availloit fans honneur. Les Suisses & les Reiítres demandoientc °ngé, ne trouvant nul profit à la prise de ces Villes, où ilsHe trouvoient que quelque Rat affamé, ou quelque Chauve-souris enfumée. II est vrai que le Duc de Mayenne empruntade i’argent pour les contenter & pour fe contenter foi-même :^lísi n’étoit-il pas temps de fe désarmer, lorfqu’il commençoitde pratiquer hommes & femmes dans Bourdeaux, lorfqu’il avoirEspérance de fe défaire du Maréchal de Matignon , & lorfqu’ostPromettoit d’assiéger le Roi de Navarre , lorsqu’on concevoirdes montagnes pour enfanter des souris.
Déclaration.
II dépêcha dès-lors vers le Roi le Sieur de Saiífeval, pour luiSl remontrer 8c faire particulièrement entendre la nécessité est55 quoi cette armée étoit réduite de toutes choses, & supplier trèshumblement Sa Majesté, que son bon plaisir fût d’y vouloir" pourvoir promptement ; & à l’instance & pourfuitte de M. le13 Maréchal de Matignon , de la Cour de Parlement & des Ha->bitans de Bourdeaux, il assiégea & prit Montfegur , que les' 3 Hérétiques tenoient pour Ville de leur fureté , 8c des plusfortes qu’ils occupassent, tant à l’occasion de son assiette qui estSí en pente 8c précipice de tous côtés, que pour être de muraille>} élevée dessus le roc , ôc bien flanquée de boulevarts & éperons.
Exposition .
Saiíïèval fut dépêché vers le Roi en apparence pour deman-der argent, mais en esset pour publier la gloire 8c honneur queEe grand Duc avoit acquis à prendre Sainte Bazeille que per-ssnne ne défendoit, & la haute entreprise qu’il faifoit d’affié-8?t Montfegur, que les Huguenots étoient résolus de rendre,a près avoir un peu exercé ces munitions ; les plus foibles fe ré-lolvoient d’attendre le canon , sachant qu’enfin on les recevroita imposition très avantageuse pour ceux qui avoient envie d’enUiordre : 8c de fait ceux de Monsegur attendirent trois milleêc tant de coups de canon : les munitions leur faillirent plutog
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Expositionsur la Décl.de M. deMaïenne.