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ExpositionSUR t A. Dícl.P E M. D Ë
MaÏínni.
466 MEMOIRES
„ Catholiques. La Ville fut donnée en pillage aux soldats, 6 c» le procès extraordinairement fait à tous les Habitans , suivant,, les Edits du Roi : lesquels furent pendus incontinent après.
Exposition.
Et voici le comble de nos miferes : Castillon est attaqué •['intention du Roi demeure derriere , pour avancer la vengeancede Madame de Mayenne ; 6 c pour complaire partie à fa femme,partie à fa passion , Monsieur le Duc íe dispensa d’y mener fouarmée. Castillon étoit proprement un petit clapier hors de toutgrand chemin : Place que le Roi de Navarre ne gardoit quepour la commodité de faire la guerre, 6 c de laquelle il baillale gouvernement au Baron de Savignac , n’y trouvant force mfortification, que la feule valeur du Gouverneur. Alin fe mitdedans , de gaieté de cœur ; quelques honnêtes hommes le fui"virent : & de fait, tandis qu’il fut licite de combattre à pareillesarmes, chacun fait le peu d’efpérance qu’on avoir de prendreCastillon ; chacun faic íl les approches leur coûterent bon ; cha'cun fait que les Assiégés gardèrent un fauxbourg ruiné contretoute l’armée. Les Asiaillans furent contraints à canonner lesbarricades , pource qu’ils n’en ossifient approcher autrement. Lapeste s’y mit. Dieu disposa de ces cœurs invincibles, 6 c non pasla Ligue. Le mai qui étoit intérieur vainquit, 6 c non pas la forceextérieure. Enfin Castillon s'est rendu lorsque les Assiégés défef"péroient plutôt d’y pouvoir vivre que de le défendre , lorsquec'étoit plus pour leur honneur d’en sortir couverts d’emplâtres »que d’y mourir fans aucun secours ; les médicamens leur fail"loient ; les Chirurgiens étoient morts ; il n’y avoir que deux fem-mes pour secourir les malades , qui leur fervoient de garde, ^Chirurgien Lc de Médecin. Durant le siège , Bethune partit &Sainte-Foi pour aller à la guerre , fut pris 6 c tué de sang siW'L’Historien a oublié ce beau coup : il n’y eut en ce rencontrépersonne de tué que lui, 6 c le fils de Beauvais, 6 c un ou deU^soldats. Piles y fut blestë. Quant au Neveu du Vicomte de T 11 'renne , il est encore à être : c’est écrire trop hardiment, q u<5de faire mort un homme qui ne fut jamais. 11 y mourut trois Gen-darmes de leurs ennemis. Charles de Birague , Grimaldi, furest cpris , & Montardi blessé. Néanmoins, j'avoue que les Jí a § lie 'nots perdirent beaucoup en ce combat. Bethune étoit un braveCapitaine & Capitaine François : l’autre étoit Gentilhomme »plein de valeur 6 c de courage : voilà le bien que la Ligue fa lC