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Tome premier.
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467
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DE LA LIGUE. 467

en France : voilà Poccupation de ces Historiographes : c’est detenir compte des bons François qui meurent parmi leurs ar-mes. Je reviens au liège de Castillon , lequel, comme PHif-torien note , le Vicomte de Turenne entreprit de secourir, 6cs’avança pour ce faire ; 6c s’il eût pu se mettre à couvert dansMontravel 6c Gensac , l’armée n’eût pas été fans allarme ; il n’yentra point à cause de la peste, 6c s’approcha à découvert : &fans le bon avertiíïèment que le Duc de Mayenne eut de son des-sein , Castillon s’en ailoit être le tombeau de Parmée. Le Vicomtefut averti quelle étoit en bataille : mais la faute étoit à ce grandCapitaine qui fît battre aux champs dès la minuit ; il se retirafans aucun danger : 6c quand il eût été dans le danger même ,son cœur 6c fa vertu Pont tiré du danger de fe rompre hon-teusement; il est auíìi facile au Vicomte de Turenne de gar-der son honneur , qu'il feroit difficile à toute la Ligue de fegarder d’un déshonneur , en y voulant entreprendre. Il est vrai ,Castillon fe rendit, n’ayant perdu que íìx-vingts hommes en lafaction de la guerre , 6c parmi ce nombre six Gentilshommes.Toute composition étoit honorable à ceux qui ne pou voientcombattre , 6c que la peste avoit abbatus : les malades sorti-rent , les sains prirent parti, les Chefs demeurèrent à BourdeauxLc à BI aye ; cependant les Habitans furent pendus , contrela foi promise aux articles secrets ; ils moururent selon la passiondu Duc de Mayenne , èc non pas selon les Edits du Roi. Pour-quoi ceux-là plutôt que ceux de Beaulieu ? Pourquoi plutôt queceux de Sainte Bazeille ? II falloit que Parmée du Roi servit debourreau aux passions du Duc de Mayenne : il falloit que les gensd’honneur fuílènt Ministres de les cruautés : voilà la fin de ce siège,f'Historien est plaisant, quand il dit que la Ville fut donnée auPillage : il est vrai ; mais il oublie qu’on y trouva quelques hail-lons pestiférés : ce qui augmenta merveilleusement le mécon-tentement de Parmée ; & je vous prie de remarquer la singu-»bere affection 6c le soin du Duc de Mayenne à Pendroit de Pat-Mée du Roi , à laquelle il bailla libéralement fa peste en pillage ;

11 en faiíoit bon marché , pourcequ’il ne s’en pouvoit plus servir.

Déclaration.

La réduction de cette Place est d’autant plus estimable, qulíne lèur restoit que celle-là dans tout le Pais de Bourdelois" que l e Roi n’avoit autre assuré passage fur la rivíere de Dor-* dogne, qyti est la plus difficile LL la plus incommode assiette

N n 11 ij

1586.

Expositionsur LA DÍCl.d e M. V LMaïïnne.