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Tome premier.
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Exposition

SUR LA DÉCL.D E M. D £Maj'pnne.

468 MEMOIRES

» de Ville pour un siège qui se puiíle trouver : que les Hére-» tiques y ont voulu montrer tout leur plus grand effort : q u'elle

a été ausiì bravement assaillie & défendue : & qu’il s’y est: re-» mué autant de terre , & dressé autant de divers Forts , ca~» valiers, mines & retranchemens, qu’en nul autre siège de Ville» qui se soit fait il y a long-temps.

Exposition.

Voici toujours un même style; il parle auísi hardiment dsl’affiette de ce lieu , comme s’il traitoit d’un nouveau monde :& pour montrer l’importance de cette Place , il dit impuné-ment qu’il n’y a point d’autre passage fur la Dordogne en Bour-delois. Et que fera , je vous prie , devenue Libourne ? II dit queles Huguenots y ont voulu montrer tout leur effort : commesi leur effort consistoit en la résolution de neuf cens hommesqui étoient dedans. Bien confeíïe-je qu’il y a apparence que,si la peste s’y fut mise, l’armée étoit rebutée de sièges pour ja-mais , vu même qu’après la reddition , elle fe trouve en si mau-vais équipage. II dit vrai, qu’il s’est remué beaucoup de terreà Castillon, & que Hercules y a eu plus de peine que tout 1creste. Entre gens de guerre , Castillon fe devoir prendre à coupsde main ; mais on y a fait autant de cavaliers que sit le GrandSeigneur au siège de Rhodes , 6c la Ligue a voulu laisser mé-moire de ses grands effets, par des montjoies de terre qui s’e-couleront à la premiere pluie ; 8c pour conclurre ce siège , dfaut noter que , pendant que l’on abbattoit les foi blés murail-les de Castillon , les Huguenots fortifioient Montravel à un epetite lieue de l’armée : ce qui fera connoître le peu de comptequ’ils faifoient de ces rodomontades ; il est à notter que l acueillette fe fit aux portes de Castillon , avec auísi peu d’allat-me que si 1 armée eût été encore à Montignac : 6c cela servispour témoignage des grandes factions de guerre qu’on y faiso lC ‘

D

ECLARATION.

” Apres la prise d’icelle, l’on ne put plus retenir les soldats»»» faute de paiement, ni les Mestres de Camp mêmes, qui di-*>3 soient presque tous avoir été mandés du Colonel; d'ail leurs»« il ne restoit plus de munitions de I’artillerie, que pour deu2»» cens coups de canon, 6c point de vivres ni d’autres choies” nécestaires pour la continuation de la guerre : de forte qu "** àoit du tout impossible de rien entreprendre. Surquoile Siens