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Tome premier.
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DE LA LIGUE.

Déclaration.

47 )

1586.

n Les Gens de guerre ne se veulent plus aíserer aux vaines ExFOSI pl°^33 espérances du Roi de Navarre, pour attendre pins aucun né- ^e v r33 ge fous espérance de secours. Les forces étrangères qu’ils leur Maïewne.

33 ont íi souvent fait entendre être sur la frontière , & tant de33 belles espérances dont ils les ont entretenus jusques ici, leur33 ont manqué ; ôc ne doute point , si on les p relie, qu’ils ne33 faísent ainsi que ceux de Dauphiné : lesquels , à la premiere33 armée que Monsieur de Mayenne y mena , soutinrent quelques35 sièges ; mais le voyant revenir après que l’hyver fut paííe ,

33 désespérés de lui pouvoir plus résister , ils lui apportèrent les33 clefs de toutes leurs Villes & Forteresiès , dont ils souíFrirent33 que les plus importantes fussent rasées 8c démolies ; 8c l’exer-33 cice de la Religion Catholique fût remis jusques dedans les33 vallées d’Angrongne 8c de Valjoycuse , où il avoit très long-33 temps été discontinué.

Exposition .

L’Historien a eu de très mauvais Mémoires. Car ceux, quiprirent la défense de Montsegur 8c de Castillon , n’attendirentjamais secours , pourcequ’ií leur étoit commandé à tous de ren-dre les Places, dès qu ils les verreient en état de 11 ‘être plusdéfendues. Et voulez-vous connoître comme ceux qui échappè-rent du carnage de Montsegur, furent refroidis d'entrer en siège ?Incontinent ils s’allerent jetter dans Castillon : 8c ceux de Cas-tillon n’avoient regret que de ne se pouvoii jetter dans Sainte-Foi, & ne trouvoient rien de si dur en leur capitulation.

Les freres ne s’accordent pas. Le Duc de Guise tient averti* e Roi, que les Etrangers viennent en grand nombre : le Ducde Mayenne , qu’il 11 ’en faut plus attendre : cetui-là veut ob-tenir une forte armée en apparence, pour s’y opposer, en ef-fet , pour se rendre fort ; l’autre veut que le Roi continue à lepayer sans rien faire, 8c à lui entretenir une armée pour se pour-tnener en fureté. Le Roi jugera bien de ce qu’il pourroit faireEn Guyenne à l’avenir par ce qu’il a fait par le paííe ; il tireraar gument certain du lieu au lieu, de la personne à la person-ne , du temps au temps, fans aller rechercher les prouesses deïlauphiné. Je ne fais si le Duc de Mayenne en garde encore lesàse; mais je fais bien que ceux de la Religion en gardent au»

Jourd’hui les portes. II est vrai-íemblable epi’il y fit fort peu , vu

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