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Tome premier.
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1583.

' Réception

ET PUBLICAT.nu Concilenfc Trente.

5 ÏÒ _ ^ MEM'OI R E $

saurions recevoir fans déroger aux nôtres, c’est-à-dire, à l’aií'torité de notre Etat, qui ne prend Loi que de soi-même ; caril approuve le mariage des Enfans de famille, fans le consen-tement des parens, contre toutes bonnes mœurs & Loix, & con-tre l’Ordonnance de France, publiée ès Cours de Parlement, &C■suivie ès Arrêts & Jugemens, & excommunie ceux qui sententaíi contraire, c’est-à-dire, nos Rois & Cours Souveraines. Item ,condamne les mariages, qui ne font célébrés en l’Eglife Ro-maine , & les déclare nuls & invalides , contre les Edits de Paci-fication , dont l’état d’infinies notables familles feroit troublé,

6 peut-être par conséquent l’Etat même. Item , excommunie

ceux qui disent que les causes matrimoniales n’appartiennentpoint aUX Juges Ecclésiastiques,- comme fi ce doute étoit enarticle de foi. Item , juge les dîmes être de droit divin, contreles opinions de tous les Docteurs , èc les Jugemens de nos CoursSouveraines. Et y a plusieurs Décrets semblables, contraires auxnôtres. Bref, il renouvelle toutes les anciennes Constitutions,& Décrétales faites aù préjudice de nos Rois & Loix , lesquellesétoient demeurées abrogées pdr divers Concordats entre nosRois & les Papes. ' 1 . -

On ne veut cependant nier qusil n’y ait quelques bons Statutsaudit Concile , defquels l’usage peut être utile à ce Roïaume ;mais lesquels doivent néceíïàircment être démêlés d’avec lesLufdits, qui portérit un poison avec eux contre la Justice , Paix 8C•Police de cet Etat, & en font le corps principal ; dc au restene doivent être reçus-qu’en la même façon que nous recevonsën r la Cour de Parlement de Paris le Droit Civil Canon, non; pour servir d’autorité , mais de raison.

On dira , vû que ce Concile a été dès le commencementcondamné de nos Rois, & tant de fois depuis rejetté par la CourdeRarlement ên un temps qui fembloit être.tout à lui, quipeut maintenant>avair 'encouragé le Pape à renouvelles cette«poursuite en fiáifon , Cfí‘semble , moins favorable pour lui? Icigît lé nœud de la matière, que tout homme amateur de ce Roïati?me doit examiner à bon escient.

Chacun fait qu’il y a long-temps que le Pape & le Roi d’Ef*pagne s’entretiennent la main , & s’entreprêtent l’épaule , l'unprur la Monarchie spirituelle , ’&J’autre pour la temporelle ; queledit Roi d’Efpagne est le Fils bien-aimé du Pape, pour l’accroif-fement duquel, en tant qu’en lui est, il nous déshéritèrent, s’dpouvoit : comme réciproquement auffi ledit Roi lui est comm e