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Tome cinquième.
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VIII
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viîj P R E' F A C E.

représentoit , ne laissons pourtant d’espérer Contre es-pérance, en telle sorte cependant que nous fichionsl’ancre de cet espoir, non en la vase ni dans le fablemouvant de la terre , mais au Trône du Fiís de Dieu ,par-dessus les Cieux. Lors, quoi qui avienne, nousverrons tôt ou tard Peffet de cette Sentence du Psal-miste, parlant des vrais Sages, qui contemplent de telœil qssil convient les merveilles du Tout-puissant enla conduite du monde :

Ce voïant, ont aux cœurs,

Les Justes , joie enclose ;

Et de Dieu les MocqueursS’en vont la bouche close.

Plusieurs Profanes se rient des changemens avenusdepuis quelques années, voire estiment que les Gens debien ont le vent au viíage. Ils jugent des choses selonleur appréhension , laquelle n'a pour réglé, sinon lavanité de leur sens, Sc l’évé nement incertain des affai-res du monde. Ceux qui font voile en la mer de cettevie, fous la saveur du Pere céleste, savent que la mortne peut étouffer la lumière dont ils sont éclairés : aumoïen de quoi, fans lâcher la bride au ris Sardonien (i )des timides Sc vicieux, ils portent au cœur un contente-ment qui les rend paisibles emmi les plus rudes tempê-tes. Dieu veuille maintenir cette faveur sienne au cœurde tous ceux qu’il aime Sc qui Paiment ; vous teniren ce nombre, Sc me conserver, cher Frere &Ami,avec tous les miens, en votre gracieuse souvenance.Fait ce dix - septieme jour de Février, Pan mil cinqcent quatre-vingt-dix-huit.

, (i) On a expliqué ailleurs cette façon de parler.

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