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r MEMOIRES
Bas au Comte de Mansfeld (i), comme l’an précédent, Sc avec qnatfe millePiétons Sc trois mille chevaux se mit en chemin , mais au périr pas , pourse rendre tant plus nécessaire, Sc fous l’apparence des armes acheminer uneautre pratique , qui étoit de faire donner par les Etats de la Ligue, la Cou-ronne à l’Infante d’Espagne, que l’on devoir promettre pour femme à undes Chefs de ce parti. Mais avant que parler de son acheminement, de sesmenées & exploits , nous présentons, selon l’intention de ces recueils uneRemontrance faite par M. Hugues de l’Estre (i ), Avocat du Roi au Parle-ment, séant lors à Châalons , le 12. jour de Novembre, 1591. En laquelleil fait un ample discours de l’être perpétuel de la Monarchie Françoise con-tre les prédictions de certains Prognostiqueurs des périodes Sc subversionsd’un si puissant Etat.
R E M O NT R AN CE
DE MONSIEUR HUGUES DE L'ESTRE
Avocat général du Rot , au Parlement de Châlons (3) 3 faitepour Vouverture au lendemain de la saint Martin 1 b91*
M
Essieurs,
Puisque notre víe est un perpétuel,volontaire Lc entier sacrificeau Très-Haut , Ôc qu'à cela, bien que le pris de notre naissan-ce ne nous destinât Le obligeât point du tout , nous ne pour-rions faire choix d’un meilleur, ní plus digne emploi. Nousnous souvenons avoir appris du Philosophe Grec, qu’en toussacrifices la troisième coupe du vin pur cvz E djurríÁtov drfJiTnv ,du crû d’une vigne, qui eut à temps toutes íes façons , s’of-froit à Jupiter , surnommé le Sauveur, par une dûe reconnois-
(r) Charles, Prince de Mansfeld, de laBranche de Mansfeld, dit d’Huldregen ,né Fan 1545 , mort le 14 Août , 1Mansfeld , Ville 8c Comté de l’Empire ? dansla haute Saxe, a tiré son nom d’un Châ-teau célébré du Pais , appartenant à la Mai-son de Mansfeld, qui a eu des Seigneurs qui_íe sont distingués en diverses occasions im-portantes. Cette Maison a été divisée en plu-sieurs branches, 8e plusieurs ont fait alliancesavec des Maisons illustres de France,
{»■) Ou 4 e lsistre.
C’est Châlons fur Marne. I.'Auteur decette Remontrance fait parade d’une érudi-tion pedanteíque , 3 e presque toujours dé-placée, suivant k mauvais goût de sontemps. C’est d’ailleurs une pièce très en-nuïante , & plus chargée de Citations inu-tiles que de bonnes raisons. II a du'en coû-ter beaucoup à 1*Auteur pour faire' une simauvaise Piété , 8c j’aí de la peine à croirequ’elle ait été comprise par ceux qui l’omentendu prononcer, ou qui i'ont lue.