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Remon-trance deM- de l'Es»
TRE.
6 MEMOIRES
d’an ongle , que la violence de quelque audacieux sur nosbiens périssables de foi, quand il n’y eut point mis la main,& que notre inflammation nous est de peu d’estime, notre am-bition , notre avarice, notre orgueil, notre présomption quinous verso 6c nous agite de résolution en autre , hors de la cou-che de notre devoir ; quelle crise prendrez-vous de cet élourdis-
soment furieux ?
Et quand il arrive aussi que nous ne nous défaisons pas dece qui nous apprête à toutes heures les vengeances de Dieu, aucontraire nous le fomentons, nous le fortifions , nous l’attironsà nous , en remuons les plus éloignées occasions ; 6c gardantles mouvements, 6c causes, nous nous effarouchonsêcbandonscontre l'effet d’une telle continue d’ignorance , qui est autrequ’outrecuidé êc vain pour en desirer bien , 6C autre qu’ineptepour l’attendre , à qui le comique n’ait pas prononcé cetteaiffinitive , c« iç) à.7ro%vysh kclzov Trpóçaaiv Ji ' dù rtv ’ gf
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Philosophes, vous avez été poussés d’une envieuse convoi-tise de reprendre, quand vous n’avez pas trouvé bon que De-mocritus nous enseignât à prier Dieu : cujus cultu ac Religionsyita Jèmper conílitit , comme Pline l’avoue ; qu’il nous envolâtd’heureux 6c splendides raïo n s en Pair , 5c qu’autres que bellesImages 6c portraits désirables à notre humeur, ne sc trouvassentpoint devant nous. Vous avez pensé que cette persuasion peu-pleroit 6c importuncroit nos âmes de grand nombre de phan-tasmes , 6c nous plongeroit en un débordement supersti-tieux.
Mais entendons le mieux , aíïurés qu’il ne nous peut échoird’en haut plus de félicité que quand les vrais tableaux 6c pein-tures vives de chacune choie , qui nous détient, nous saluerontà tous moments, 6c que nul autre prestige , nulle autre impres-sion ne nous viendra séduire, que la vérité seule entreprendranotre conduite,
Pour cela admirons ce trois fois grand Hermes (i), quandil nous défend d’avoir l’esprit vuide , 6c par même moïen nousavektit que capable comme il est, 6c je dirois immense, sij’ad-mettois qu’autre le peut être que le grand Dieu, chose aucunene le peut assouvir, combler, ni raflàsier, que son Auteur êcCréateur en l’infinité de fa gloire. Satiabor , Domine 3 cùm ap-partient gloria tua. Si nous cherchons d’êcre éclairés , nous
(i) C’est-à dite, Mercurç Triímégiste.