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Tome cinquième.
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DE LA LIGUE. 7

adreflerostS-ttOus à ce Peuple ténébreux des Cimmeriens pournous allumer ? Si nous affectons d’être enrichis , fera-ce du souf-freteux Le chétif, de qui nous l’exigeons, que nous l’obtien-drons ? quoique de-là soit la pâte de ce fard , qu’aucuns fe figu-rent pour richcflès.

Si d’être guéris ; fera-ce de celui qui est couvert de plaies,tout raie de cicatrices , Le sillonné d’ulcéres aufquels il ne faitpas remédier ? C’est l’argument de la fageffè sacrée contre lesIdolâtres. Or, tout est au grand Dieu , près duquel notre Ju-

E iter Sauveur nous a rendu les avenues libres, Le quoiqu’il ha-lte une lumière inaceílìble , il nous en a cxplané les appro-ches , admiffìotialì iti suos beneficentia , qui est ce grand Amourà qui Orphée donne les clefs des concavités Le coffres du Ciel Lede la Terre.

II est honteux qu’Hippocrate, si sagement que rien plus,admoneste le bon Médecin en toutes fes visites , ne point ou-blier à prendre garde s’il y a rien qui paffè le cours Le ordinairedes maladies, Le dequoi la cause résidé en Dieu seul, il lui re-mémore souvent son to Jíìov, même aux maladies épidemiquesLe populaires , qu<z velut Jiderationes queedam videntur ejse ; Leme vient en opinion, que ce soient celles que Sophocle qua-lifie , vóaovç JíhácItouç , au pareil de celles que nomme Aristo-phane 7 tík rpopívouç Ivdúctq. Et qu’en nos langueurs publiques ,nous n’aïons pas cette perspective Le considération ; de laquellefous ce même terme le Poète Grec nous donne le thême encette sentence, dyti to Jtìov touç k ctxovç 7rpòç rrìv Je fais

bien que ce to Jûov , aucuns l’interpretent grand ; mais iceuxengagent à une trop peu signifiante interprétation l’emphafede ce mot. Philemon l’a pris en son vrai sens, quand par l’é-nergie de cette diction il garde Niceratus de penser meme lesmorts pouvoir fuir Le évader de la main du seul juste, Tntpiv-yívai to %7ov dç ÀeÀnQÓTaç. En ces beaux vers, defquels& Justin le martyr, Le Clément, d’une sainte émulation font hon-teux les Chrétiens ; vers qui rongent Le picquent le cœur desplus stupides, Admonitions qui sont autant de perles Orien-tales , nettement arrondies au Levant d’une bien perfecte na-ture , par son souverain Directeur Le Seigneur du premier Fiefdominant; de la rouille Le corruption de laquelle traitant lemême Hippocrate , son fidele interprète , ce qu’en plusieurs en-•droits il conseille de fe réfugier à Dieu, Se peregriner en diver-ses contrées pour cet effet, qu’il tient la Médecine pour an-

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Remon-trance deM, de i/Es-tre.