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Tome cinquième.
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DÉ LA LIGUE, 13

deur, la lumière* la prudence, l’aflcction qui vous a sainte-ment attisée en la poitrine, 2c lui donner cours par-tout, dé-plorer le sujet de votre foi, éventer les faufies causes déceptivesdes abusés qui les possedent si honteusement, 2c détiennent à IIvil prix une si chere 2c précieuse conquête.

Pourtant arrêtons un peu fur la méthode 5 c termes de Mé-decine : ixrpûov oo àWpjç rò rov tpiÀoaóçou %oáiov , dit M u fo-ui us, 2e épluchons assez considérémcnt que pour créer une ma-ladie , il y faut le concours 2c rencontre de deux points, ro7T0inJiìi0;> Kct) ro í7Ti^ízfiH.ov , la violence de ce qui agit, 2c lafoiblessc à l’avenant de ce qui pâtit. Le premier est vraimentinjustice, le second lâcheté2cpusillanimité ; le premier cessant,le second ne nuit guère ; car sous le droit gouvernement de laJustice , la force 2c valeur n’est qu'un ornement, embcllislé-ment 2c parure. Ces deux font chez nous, l’opinion que lesméchants fe distribuent entr’eux, grossit leur courage, 2c in-duit à entreprendre quand ils fe phantasient que leur audaceréussira, qu’ils ne peuvent avoir pis que le fort qui les régit, queleurs licentieuses entreprises fausseront non-feulement les Loixcn toute impunité, mais aussi fe guinderont plus haut, 2c pros-péreront par-tout.

Et d’autre côté proportionément le défaut de générosité, &Cmanquement d’assurancc à ceux qui n’ont pas fortement édifiéleur résolution, les supplante 2c íurmarche : parccqu’ils se dé-fient de voir succéder le travail qu’ils prendroient, suspectentroutes choses , mandienc par-tout dequoi fe donner beffroi 2cterreur panique , & motee ad Lunam trépidant arundinis um-bram , rastemblent ce qui les peut rendre paoureux 2c craintifs,se bannissent eux-mêmes de tout sujet de fiance , pensent êtretalonnés à tous moments de leur désastre. Et comme s’ils n’a-voient qu'u n œil, tombent en un plus ignominieux reproche,(puisque la faute est pernicieuse davantage) que celui rapportépar Clement Alexandrin avoir été prononcé de Menander ,contre chacun de ceux, qui pour prendre un dégoût de ma-riage , ne se laissent penser qu’aux déplaisirs qui s’y rencon-trent, 2c aux petites incommodités qui surviennent, sans esti-mer le total de son eílènce, 2c ainsi qu’il se comporte. Ont•possible en l’ame à bon escient la crainte que nos vieux Peresrépondirent par mocquerie aux Envolés d’Alexandre, s'e n quê-tant que c’étoit qu’ils redoutoient, attendant qu’ils leur difientque ce fut le seul Alexandre qui leur donnât martel, non di-

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