DE LA LIGUE.
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ine, mettant en icclle quatre cents hommes de garnison de lapart de Votre Majesté , moïcnnant lesquels 8e la volonté qu’amontrée le Vice-Sénéchal de Montelimart, qui en est Gouver-neur pour le Duc de Mayenne , pour servir Votre Majesté , ilme semble que ladite Place est très propre pour ce qui sc doitprésenter, de quoi le Duc de Parme donnera plus particuliercompte à Votre Majesté, pareeque c’cstune affaire qu’on a négo-ciée pendant que je fuis allé en France, fins que je l’aie sue jus-qu’après mon retour.
De Soissons j’écrivis au Duc, comme de Mayenne ne de-meurent là, & la hâte 8e désir qu’il avoit de le voir, 8e trai-ter du prompt secours qu’il falloit donner à Rouen, & tout lesecours que je jugeai convenable - qu’il fut son intention , tantpour les prétentions d’argent pour lui, 8e les Troupes, commepour savoir dès l’heure précisément la volonté de Votre Majestésur l’établiffement des choses de ce Roiaume, 8e proposer parlui les moïens qu’il lui semble qu’il peut avoir pour l’effectuer,&C lavoir clairement quelles commodités on lui fera , 8e l’affairemaniée entre lui 8e le Duc de Lorraine , 6e de Guise , 8e autresparticuliers ses affectionés 8e Conseillers venir à.ce point, qu’onle mette tout par écrit, pour l’accomplir avec plus de sûreté.Ce que je n’ai su avec plus de certitude , que pour savoir recueillides pratiques que puis peu de jours en çà a eues le Duc de Mayen-ne. Etant arrivé à Rouen , il me semble qu’il étoit besoin dem’avanccr, pour le faire entendre de bouche au Duc, & ccque j’ai connu pendant le temps que j’ai été en France des hu-meurs de ce Peuple en général &. particulier ; 8e lui dire par lemenu , comme je fis par-devant Jean-Baptiste de Taílìs (i), cequi advint, 8e comment je tenois qu’il étoit nécessaire de ren-forcer promptement la garnison de Votre Majesté , de tellesorte que les politiques de ladite Ville de la Garnison Fran-çoise , qui y est pour de Mayenne, ne put opprimer les Ca-tholiques en quelque occasion de révolte , ni traiter à se re-mettre à de Bcarn , 8e envoïer particulièrement garnison à Or-léans, puisqti’ils la demandent, 8e démontrent la même bonnedévotion au service de Votre Majesté , tant les Catholiques qui ysont, que ceux de Paris, 8e font avec le même soupçon que les
(i) C’est Jean Baptiste Taxis , qui fut le traité <le la Ligue fait avec le Duc Jedepuis envoïé en Angleterre par la Roi d’Ef- Guise. II fit divers exploits dans la Friíe ,pagne; il s’étoit trouvé à Joinvillc de la & s’empara de Westergoo , & autres Places,part du Roi d'Efpagne, & avoit renouYsUó