4 <S MEMOIRES
- Politiques rie leur faílênt un mauvais tour, aidés des mêmes
1 5 ? 1 • Conseillers qui firent le dommage aux autres. Je le mandai auflìau Duc, qu’il fîtalte au premier logis , asm de ramener toutPattirail ôc Parmée; car ce faisant les François auroient grandeespérance du secours de Rouen , 6c de tous les autres biensqu’ils peuvent espérer désarmées de Votre Majesté, le voïantseulement entrer en ceRoïaume; que pour le regard de Rome,6c pour les Ministres que Sa Sainteté a par-deçà , ce seroit debeaucoup d’importancc. J’arrivai ici le 17, 6c demain le Ducdoit entrer , comme il a écrit à de Mayenne.
Etant arrivé , si Pargent qu’il a est. suffisant pour faire une (1)paie à toute P Armée, 6c à de Mayenne une partie de ce qu’ilprétend, suivant le commandement de Votre Majesté , il lefera, 6c lors je donnerai compte à Votre Majesté au nombred’hommes , 6c de ce que le Duc résoudra d’entreprendre aveceux ; car encore que toutes ces matières se soient prises ici, 6cque j’euíïe voulu qu’elles se fustent débatues devant que de scvoir avec de Mayenne , il ne s’est néanmoins pas fait.
Le Duc de Montemarcian a eu commandement de Sa Sain-teté ( le double duquel, comme je crois , enverra à Votre Ma-jesté le Duc de Parme) de liçentier son armée, 6c demeureravec mille chevaux seulement, si dans le i 5 de ce mois il n’é-toit entré en France, 6c s’il y étoit, qu’il s'entretint en lui four-nissant pour ce fait cinquante mille écus par mois, de quoi onm’a dit qu’il a donné avis au Duc , lui disant qu’il pensoit ac-complir ledit commandement pour être si précis, s’il n’entroitincontinent ; & depuis que je fuis arrivé , il a écrit quasi commechose faite, & encore que le Duc lui ait répondu qu’il se peuttenir comme pour entré en France , puisqu’il n’y a d’icià Royeplus d’une lieue, ôc ce qui l’a retenu a été pour attendre deMayenne, envolant devant tout le bagage de Parmée, qui n’estpetite machine, ôc qu’obéiílant en cela à Sa Sainteté , ce seroitn’entendre bien son commandement, ni le bien servir ; ÔC êtrecause d’une finale ruine aux affaires de France, ôc en cette mê-me conformité écrivirent de Guise ôc les Nonces ausquel? jeparlai, aïant auffi moi-même écrit à dc Montemarcian, je ne
( 0 De deux cens cinquante huit .mille écus.d’or que le Duc de Parme avoir apportés enfrance , il en avoir donné cent mille auDuc de Maïenne , cent vingt mille à l’arméçMrrliaire pour la solde d'un mois. trou re-
doux mille pour celle des Troupes Françoi-ses, ausquclles il avoir promis d’çn comp-ter encore onze mille dans le mois prochain,de forte qu’il se nouYoic sans aucun at-»gent.