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48 MEMOIRES
11’a voulu servir le peu de temps que tardera Sa Majesté à ypourvoir, linon le laisïer aujourd’hui. Je ne sais à qui !-j Duc.donnera la charge qu’il m’a demandée pour lui en parler. De-main je pense lui dire ce qu’il volt bien , qui est que jc ne lepuis faire , ni même d’emprunt, vu qu’il me faut entendre nuxaffaires de France, 6e lorsque les Etats s’astêmbíeront, me fau-dra assister le Duc de Ferla, comme Sa Majesté commande ,outre les raisons alléguées, Le autres mille, que jc découvretous les jours, pour ne pouvoir servir , comme je sais qu’il con-vient faire. Dom Rodigo Lasso m’a dit que le Duc a proposéà Sa Majesté de le nommer, Le il le favorisé. Pour parvenir à lafin que nous désirons pour les affaires de France , j’cuffè tenupour plus assuré que les armes Le négociations custènt été dutout en la puiffance du Duc de Parme , Le crains fort que ledivisant il n’cn ait la conformité que Votre Sainteté fait êtrenécessaire, pour Paçhcminer du même pas à un même temps.Et si pour suppléer la foi blesse en autorité, Le au reste d’un iîdébile Sujet que le mien, ou celui d’un autre, il faudroit laprésence d’un grand Seigneur à qui l’on eût servi, 6c qui eût étéassisté de la puiffance Lc voix de Sa Majesté. Je croirois qu’ileut été plus assuré qu’à celui des deux qui font ici l’on eût en-volé ; car par cette voie lui eut été plus agréable ce qu’il eutfait, que non venant le Duc de Ferla (1) pour maître de la né-gociation, qu’il ne voudroit en rien dépendre de l’autorité,ni le Duc de Parme s’cfTorccr de faciliter avec les armes lesbons succès ; & pour un tel cas eut été fort à propos le Marquisdel Gast (1), qui est venu pour servir en cette journée, & qui4 le bon entendement Lc la facilité que Votre Sainteté sait, SCla langue & la connoislance de cette charge , avec pur zéléLc bonne volonté , que Votre Sainteté me peut pardonnercomme auís quelques propos particuliers d’icclle , Le lesquels ilfaut traiter. Quant à moi, Votre Sainteté fait que j’ai pris cettecharge , comme étant Seigneur mien. Votre Sainteté con-noîtAntoine d’Escobar, ce Gentilhomme Portugais qui fut à Ma-dri avec Jean-Baptiste de Taiss, qui est homme qui a fait designalés services , S L auquei, comme il dit, Votre Sainteté aoffert qu’on luiseroit en bref quelque don, jc vous affure qu’ilîc mérite, & que c’est un personnage nécessaire en France, 6cpendant qu’il va, Votre Sainteté mandera à quelqu’un qu’oiî
(1) Laurent Suarez de Figueroa de Cor- pagne.
|îoue, Duc de séria , Amballadeur d'Es- C’est, Du Guaíh
*. lui
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