DE LA LIGUE. 51
êc ne pourra-t-on sc délivrer de la peine où on est à présent, sanstçaiter dc rassemblée des Etats , ni ce qu’ils peuvent cn ces af-faires. Aïant répliqué à fa réponse , tout ce qui semble particu-lièrement propre à la condition proposée, sur ce qui regarde Ma-dame rinfante , fut dit qu’il seroit toujours très bon de remettre1c tout à la volonté de Votre Majesté , 5c la certitude que ceRoïaume devoit avoir de son assistance 5c aide , en prenant pour' leur Reine Madame l’Infantc : vû que jusqu’ici , sans que V o-tre Majesté y ait un gage íi cher , mais le seul zele du service deDieu , 5e la conservation de la sainte Foi envers les Catholi-ques , elle avoit dépendu tant de millions : nous lui dîmes aussiqu’il étoit nécessaire qu’on poursuivît Paílemblée des Etats ,attendu qu’on nous accusoit jusqu a présent de les avoir différés ,5c que moïennant votre assistance, on résolut ce que Votre Ma-jesté deíiroit; à quoi il répondit que le fait des Etats étoit unaccessoire , comme aussi ce qu’on accorderoit avec les Princes ,5c la Noblesse, qui devoit seulement servir de couleur , pourlégitimer ce qui seroit ainsi convenu , attendu qu’ils seroientcomposés dc períonncs qui seroient la volonté de Mayenne,fans en sortir nullement : de quoi je recueillis clairement , queles Princes 5C la Noblesse avoient intention d’être seuls en cemaniement, pour tirer plus de commodité dc Votre Majesté,5c qu’en différant l’affemblée des Etats , ce seroit étendre da-vantage l’autorité 5C domination que de Mayenne a pour lejour-d’hui, dont il ne faut nullement douter qu’il ne se fâche fortde s’en décharger , ores , qu’il semble que ce fait contredise à lahâte qu’ils ont toujours donnée pour venir à sélection d’un Roi,5c à ce qu’il a assuré, juré , 5c protesté tant de fois de son bondésir au service dc Votre Majesté. Toutefois il m’affirme quec’est le plus certain qu’on peut à présent pénétrer dc son inten-tion, Par ainsi, j’ai dit au Duc de Parme, qu’il fasse instanceavec de Mayenne à ce qu’il assemble les Etats : mais commec’est celui qui les doit convoquer , il pourra en cela ce qu’il vou-dra, lion ne lui baille quelque autre trait, en quoi j’emploie 5cmettrai le souci que je dois au service de Votre Majesté. Aprèscette assemblée , il yen eut une autre des Ducs de Parme , 5c deMayenne , Janin , Richardot 5C moi , fur le propre fait dontauparavant nous avions traité , fans en tirer autre lumière, sinonque de Mayenne représenta être nécessaire différer ce qui se pré-tendait de la part dc Votre Majesté , 5c le moïen pour faciliterle principal, outre sa bonne volonté , 5c ce qu’il y aiderait de sa