5 î MEMOIRES
part, étoit avoir beaucoup d’argent pour gagtier les volontésplusieurs qui y seroient concurrens, Sc récompenser Le satisfaireaux Princes à à la Nobleste. Sur quoi on lui dit qu’il proposâtce que bon lui sembleroit, pour ce qu’il faudroit faire avec cha-cun , Le que pour ce qui seroit juste Le raisonnable 3 il y auroitde l’argent assez, Le qu’en ce qui ne se pourroit résoudre par leDuc de Parme, sans l’avis de Votre Majesté , qu’il le seroit avectelle diligence , que votre volonté se sauroit assez à tems , ô£*qu’en tout on besognât sans perdre tems. Sur ce , il sortit avecla mêrrte tiédeur que Janin. Le de Mayenne fut d’avis quele Duc de Parme astemblât devant lui le Duc de Guise , le Com-te de Vaudemont, fils de Lorraine , Le le Comte de Chaligni,qui font les Princes de ia Maison de Lorraine qui sont ici , Scqu’il leur dît l’intention de Votre Majesté , pour venir à sélec-tion d’un Roi Catholique. Le Duc de Parme alla de son quar-tier à la Fcre , Le les astembla devant moi , Sc leur dit en bonstermes combien Votre Majesté desiroit sélection d’un Roi Ca-tholique , Sc leur toucha sur les droits de Madame l'Infante , Scles obligations tant grandes que ce Roïaume avoit à Votre Ma-jesté , Sc particulièrement toute leur Maison , se remettant à ceque plus par le menu leur diroit le de Mayenne , lequel ré-pondit qu’il savoit la bonne volonté qu’avoient les Princes , desuivre celle de Votre Majesté , Sc qu’il leur en donneroit plusde clarté, Sc qu’on specifieroit les matières , Sc qu’on leur ren-droit compte de tout : ils ne répondirent rien , ni jusqu’à pré-sent, encore que le Duc Sc moi aïons parlé deux ou trois foisà Mayenne, 8e à Janin , fur ce qu’on hâtât l’astemblée des Etats :je ne vois pas qu’ils les désirent, nous donnant quelques faussesexcuses , Sc ne hâtent non plus ce qui a été proposé de la négo-ciation. Partant de cette longueur Sc autres signes que fontquelques-uns des mêmes François , on a opinion que le deMayenne n’est hors de se conserver avec le de Bearn , Sc qu’ils’y attend , Sc Monsieur de Villeroi y étoit fur cela quand nousvînmes de Paris , mais je ne le puis croire du Duc , ores que jeconfeíïè qu’il me scandalise , voïant la jalousie qu’il a des per-sonnes oui traitent avec le Duc de Parme , Sc les autres quisommes ici, & qu’il voit être affectionnés au service de VotreMajesté , Sc être si ardent à son intérêt, qu’il préféré toujours àtout le reste.
Depuis , en un logis plus ën çà de la Fere Sc ici , il s’est vudeux ou trois fois avec le Duc , y étant moi présent en quelques-