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Tome cinquième.
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Discourssur LIS Af-ï A I R E s PEl-R ANCE.

86 MEMOIRES

commander. Mais le mastacre duqucl elle pcrmic que le mariagede fa fille fût déshonoré , 8c l’emprifonnement quelle fit deson dernier fils , d u Roi de Navarre son beau-fils , de tant dePrinces 8c grands Seigneurs de France , a été cause que lesEtrangers mômes ont eu horreur d’ouir parler d’une si étrangecruauté , 8c ne fut plus ladite Dame en réputation vers iceux ,pour ce que même les enfans d’icclle n’eurent plus tant decréance 8c autorité vers les Princes Lc Peuples étrangers , qu’au-paravant avoient eu les Rois Lc Princes du Sang de France.Que si la France n’cut été sujette à ladite Dame , elle feroitaujourd’hui florissante , au lieu qu’elle est pleine de gémisse-mcns, troubles Lc calamités si horribles , que nul ne fait quel ilest , ni ce qu'il doit faire pour fe conserver. Mais les comporte-mens de ladite Dame , Lc de celles devant récitées , ensei-gnent par expérience les François , de ci-après n'a d mettre enmaniéré quelconque les femmes au régime Lc gouvernement duRoïaume de France, afin de ne plus retomber en tant de misè-res qu’il a été forcé de souffrir tant de fois, Lc que présentementon souffre , Lc defquelles on ne fait encore quelle , ou quanden fera la fin Lc issue.

Que la domination des Prêtres a été calamìteuse aux Peuplesfur lesquels ils ont dominé (ij.

(>’E s T une chose assurée , Lc de laquelle on ne pourra jamaisdouter , que quiconque a été instruit Lc bien dressé ès affairesde son état Lc charge , qu’il peut en iceux verser, de forte qu’ilne donne aucune occasion d’être repris , ains plutôt acquiertlouange Lc honneur. Au contraire , celui qui veut entreprendrechoses qui ne sont de fa connoissmce Lc contraires à fa voca-tion , mérité d’être vilipendé Lc méprisé : d’autant mêmement,que puifqu’il est confus en son cerveau , il ne peut sinon toutbrouiller Lc gâter. Que si l’affaire qu’il entreprend est grande, ils’acquiert une grande ruine Lc pour ceux qui lui veulent ad-hérer. La preuve de ce propos ici a été vérifiée principalementsor ceux qui entre tous peuples Lc nations s’étoient rendus Lcfaits ministres des choses sacrées, lesquels ont voulu entrepren-

(i) Suite du même Discours & par le mê- personnes consacrées au culte des Autels,me Auteur. On y rapporte bien des faits qui qui ont abusé de leur crédit, ouquin’ontne prouvent point ce que le titre indique, pas rempli leur devoir j ce que personne namais seulement qu’il y a eu beaucoup de conteste.