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icclui seront produits en leurs hemages. Le Roi même , à la--
manière de ses prédeceíleurs , leur donnera de son revenu, tant 1 59 1 -s’en faut qu’il veuille prendre du leur , comme on fait aujour- Discou!ISd’hui avec une si grande violence , par la nécessité & contrainte r A \ r E e s^ede si horribles troubles. ïrance.
Entant que touche la Nobleíïe , elle ne peut, ni ne doit sinonchérir le Prince , duquel Lc de ses prédeceíleurs elle a été tantrespectée & favorisée. Les vieux Soldats du temps des Romainsavoient de grands privilèges , mais nulle jurisdiction. Aujour-d’hui , la Noblesse est honorée d’une infinité de grands pri-vilèges : elle n’est tenue de païer aucun impôt, subside , tributou emprunt : qui est une chose qu’on doit beaucoup priser. Ellea encore davantage , assavoir des Seigneuries avec si grandsdroits , qu’clle peut faire punir au corps Tes délinquants s tk peutempêcher qu’un Etranger qui ne lui fera agréable, pofiede ouacquière aucune chose en sa terre : voire est ion autorité si gran-de , qu’elle ne reconnoît aucune supériorité , sinon le Roi même& celui qui a autorité de lui & le représente. Si aucun est offensé,
1c Roi le maintient cta ses droits , Le réprime tous ceux qui luiveulent faire tort. Que si on entreprend guerre contre le Roiou ses sujets , il leur fait cet honneur de les appeller en aide.
Les Citoïens des Républiques Rappellent honorables , qui estautant à dire que speclables : mais ceux de la Nobleíle de Fran-ce , peuvent ôc doivent être appellés illustres : car ils j oui fientde tels privilèges que faisoient les Illustres du temps des Ro-mains. Ils commettent des Officiers pour exercer & faire justi-ce fur &C entre leurs Sujets , desquels ils font révérés &í chériscomme les en fans aiment , obéissent ëc chérissent leurs peres.
Nous voïons donc qu’il n’y a Gentilhomme en France , avecquelque peu de moïen, qui ne soit quasi comme un petit Roi.
Et comme les Princes font nourris Sc dressés en toute bénignité&. douceur : le naturel de la Nobleíle est d’être bénin , gracieuxSc courtois. S’il y en a qui ne soient tels , ils font connoîtrequ’ils ne font vraiment Nobles , ains bâtards. Etant donc laNobleíle maintenue en si grands droits , privilèges Le autorité,il n’est possible qu’elle puifie délasser son Prince, qui est de sonsang Le de sa nation , 8c qu’elle en veuille ou puisse recevoir 8cadmettre un autre , lequel voudroit préférer èc chérir les siensqu’il connoît, pour fouler ceux íur lesquels il prétendroit do-miner par force. Davantage , faut remarquer , que ceux de laNoblesse qui font grands ëí réputés , font avancés aux honneurs