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Tome cinquième.
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04 MEMOIRES

——- tomber en tel inconvénient, toutes nations & peuples bien con-

1 59 1 • seillés, empêchent que telles sortes de gens ne s’élevent fur eux :

Discours a j ns choisistent gens vertueux pour les conduire , Le bien con-t L , r i r £ £ S A de feiller leurs Princes ou Magistrats de leurs Républiques. TenantI'rance. tel moïen , Dieu leur affistera , Le les fera prospérer : qui eit unbien que je désiré à notre France.

Exhortation (i) aux François de fe ranger fous l’obéiJfan:e

du Roi.

T i F, devoir que j’ai à ma patrie , laquelle à mon grand regret,est si étrangement troublée, me contraint de prier instammenttout le peuple de France , d’écouter Le entendre bénignemencce que je déduirai ci-après , au prosit de chacun : afin que tantde troubles puissent ceíler , Sc tous vivre en repos Sc fureté dansleurs maisons, jouissans des biens Sc commodités qu’il pkît àDieu nous donner. Premiercment , je parlerai à l’Etatqui mesemble le plus affligé Sc malade , auquel il faut que je faste con-noître , en premier lieu , futilité qu’ils recevront tous , se rédui-sans Sc rangea n s fous l’autorité Sc puissance de leur vrai Sc na-turel Roi ; au lieu qu’il faut que jour Sc nuit ceux des Villessoient en crainte Sc doute , si qu’ils ne peuvent dormir de bonsommeil , ni exercer le trafic , dedans Sc hors les Villes , fans'péril de biens & vies : voire ne font pas maîtres en leurs maisons.En après, leur faut contribuer argent outre leur portée , cu’ilsempruntent à intérêts, à tels , qui, peut-être ont ravagé tout cequ’ils pouvoient avoir aux champs , & ruiné leurs métaïers , fer-miers , vignerons Sc serviteurs. Si ceux-là veulent reconnaîtreleurs fautes, demander pardon à Dieu, Sc ouvrir leurs portes àleur bon , vrai Sc naturel Prince Sc Seigneur , il leur ouvrira lesbras , fera cesser ceux qui ruinent Sc ravagent tout , tant dansles Villes que par le plar-païs : tous rentreront en autorité , au-ront abondance de biens , jouiront des fruits de leurs héritages,feront leurs trafics Sc affaires paisiblement. Les Magistrats desVilles seront honorés , respectés, Lc obéis tant ès Villes qu’auplat pais ; Sc non vilipendés ni contemnés comme ils font à pré-sent. Les Sieurs des Villes seront Peres Sc Rois cn leurs mailbns,Sc le pauvre peuple des champs vivra joïeusement Sc comme àsouhait, voïant Sc mangeant les fruits qui par son labeur Sc fans

(i) C’estla fin ou la conclusion du Discours dont on vient de rapporter les siices 3«u diverses pafties.