DE LA. LIGUE. ioi
» domination de cette Ville, 6c partageoient cntr’eux les mai- TjTTT,, sons des Citoïens , de forte que nous étions réduits à l’ex- s .
», trêmité ; 6 c ce qui nous y engouffroit plus avant, étoit les RoÙin!
,, menées que quelques - uns des nôtres pratiquoicnt , pour„ nous assujétir à l’Hérétique, fous ombre de paix. Joint que„ l’Arméc Hérétique croiífoit de jour à autre , tant d’Ecrangcrs„ que de François ( lî François doivent être appelles ceux qui„ par une déloïale perfidie plus que Punique, fe font unis avec['Hérétique pour égorger les Catholiques. ) Mais comme„ nous étions en ces altères, après avoir invoqué i’aide dem Dieu , 6c jetté dehors ceux qui nous pouvoient nuire , éc» nous étant unis d’un ferme lien pour la défense de nos Au-tels , de nos femmes 6c enfants , nous reçûmes inopinément,, les Lettres de Sa Majesté Catholique jointes à celle de Votre,, Altesse, 6 C de Monseigneur le Duc de Mayenne, par lcf-" quelles nous fûmes assurés du secours de l’Armée Catholique„ qui s’achcminoit en ces quartiers. Ce qui accouragca telle-,, ment le Peuple, que nous nous résolûmes d’attendrc l'effet35 de vos promesses, fans que le dégât que l’Hérétique a fait ès» environs de cette Ville nous ait pu induire à traiter avec lui33 en quelque forte que ce soit, encore que fes conditions fuf-33 sent fort avantageuses. Mais comme c’eít la coutume de33 l’Hérétique de beaucoup promettre , 6c quand il est le Maî-33 tre, fe mocquer de ceux qui fe font laissés abuser par fes33 promesses. Dieu nous a fait cette grâce d’avoir été fermes 6c33 constants à maintenir ce que nous avons si folemnellement33 juré, en rémunération de quoi ce bon Dieu, Pcre de mifé-33 ricorde nous a fait sentir fa paternelle providence par le fe-33 cours de ladite Armée conduite par Votre Alteíle, qui a33 préservé cette Ville de la rage des Hérétiques, 6c sauvé par33 ce moïen ccRoïaume dont elle est principal membre , de la33 persécution cruelle de l’Héréfie. De quoi nous avons bien33 voulu rendre certains les Habitans des Villes unies , de ce33 Roïaume , 6c aïant fait dresser un bries Discours de tout ce33 qui s’eít passé en ce Siège il nous a semblé ne le pouvoir33 mieux adresser qu’à Votre Altesse, qui méprisant les com-33 modités de son Gouvernement, s’eít exposée à tant de dan-33 gérs pour notre conservation : de sorte qu’après Dieu nous33 vous reconnoisfons avec nos Princes, Sauveur, Libéra-33 teur 6c Protecteur non-feulement de cette Ville, mais de33 tout le Roïaume de France, pour le salut duquel nous prions