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Tome cinquième.
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M9 J -

SlFGE DE

Rouim.

tôi MEMOIRES

„ Dieu, le pourvoir cTun Roi vraiment très Chrétien , qui„ vous honore selon vos mérites pour tant de bons offices„ qu’avez faits à la France , Le ce de tel coeur que nous prions„ Dieu,

», Monseigneur, vous conserver en très bonne santé , lon-», gue Le heureuse vie, avec entiere victoire des ennemis de

Dieu Le des vôtres

D. V. A. Très humbles Se très obéi dans serviteurs,les Maires, Echevins Le Habitans de Rouen.

De Rouen, ce zi Février i 5 gz,

C^E u x qui prévenant de loin nos malheurs ont connu les dé-portemens de Henri de Bourbon , qui se fait appellcr Roi deE rance Le de Navarre , Le qui ne se sont point départis de su-rdon qui avoit été íì solèmnellement jurée en ce Roïaune , l’E-dit de laquelle fut fait Le juré par Henri III en cette Ville , ontmieux aimé endurer Le choisir toutes sortes de maux , que dejamais reconnoître Hérétique pour Roi de France. La Ville deParis, Capitale de ce Roïaumc , qui avoit commencé la guerre àl’hérésie Se tyrannie qu’on vouloir établir en France , a montréà toute la Chrétienté la constance qui se peut attendre des vraisCatholiques François , axant soutenu , sespace de six mois , unsiège formidable. Ce qui fait clairement connoître la Providen-ce de Dieu fur ce Roïaumc , qui, en nous châtiant de nos péchésarme d’unc telle foi les fermes & a filtrés Catholiques, les éprou-vant fur la pierre de touche de la tribulation , leur tendant tou-tesfois les mains, Se leur envolant secours en temps opportun ,comme il fit à nos freres de Paris, lorsque les affaires étoientplus désespérées , Se que l’horriblc famine qui étoit dedans con-traignoit le peuple à le lâcher : De forte que le Roi de Navarreavoit donné assurance à ses partisans de s’en rendre maître lejour de S. Rarthelemi de satinée i <590 ; mais voici soudaine-ment arriver le secours de son Altesse de Parme , qui avoit jointMonseigneur le Duc de Mayenne, avec une telle résolution,qu’au partir de Meaux , ils prirent Lagny fur Marne, élargissanttoujours Paris , jufqu’à ce que le Roi de Navarre les sentant ap-procher , leva honteusement le siège. Et fans quelques affairesqui contraignirent S. A. de retourner en Flandres après la prisede Cor'oeil , le Roi de Navarre n’eût prit Chartres, ni fait lesmaux qu’il a faits depuis , car on lui eut chauffé les éperons