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Tome cinquième.
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DE LA LIGUE. ,5,

pourvu que la lampe des Vestales suc toujours allumée , & luipenfoienc devoir leurs trophées. Nous nous les rapportons à celuiqui ferrera fous fes aîles cette petite troupe de justes élus , pourà la première facilité en éclore d'autres , Lc rappeller ceux qui yauront quelque sainte inclination. Car pour ceux à qui il ne restefurjon ni feve aucune du naturel François , quiJihi erasere fundi-tus congenita & conjeminea omnia , nos vœux feroient vains ,nos prières injustes, li elles les réclamoient. Quoique nous ado-rions en Dieu toute faculté de leur rendre leur premier être,reduces nam tradere vitas novit , & in cœLum manès revocare íe~pultos. Mais comme à Aaron , aussi à nous peut-il suffire nousmettre entre les vivans êc les morts , Se supplier que ceux- quigauchissent & penchent, non abattus Se péris du tout, fe redres-sent à sa gloire, & qui fiat videat ne cadat , fussent-ils plus na-vrés , plus découpés , plus déchirés , plus atténués que le Sa-maritain. Je veux plus croire que Paracelfe en son Uvre de reno-vatione corporum ne montre. Encore qu’il y eût corruption ma-ladive en leur génération , &cn la malle sanguinaire , Se qu’ilsfuílent procrées dc peres séditieux, abilla prœfacliori detritiori-que lepra ils peuvent être guéris , fpiritu & diceta, Cela est rem-ploi de cette partie de médecine , triée pour l’entretien desvieillards , qu’ils appellent ynpox.oju.ix.tiv , qua fenii /xapaafA-òç in mut-tam diem protendi potefl , de laquelle l’estai est si remarquablededans Platon Se Galieir, en la personne de ce vieil Herodicus;,usé , havé , chargé de sept vingt tant d’ans , Se tombant parpieces , sappé de plusieurs maladies étranges dès son bas-

âge.

Il y en a de plus ingénieux qui ont cru qu’à la lettre nue-ment entendue , cette admonition de se renouvelles Se dépouil-ler le vieil homme , fe pouvoit pratiquer par les émanations di-vines , Se non par les prestiges Se empoifonnemens d’une Me-déc Colchide. Et à cela les attache davantage l’Ecriture, quandelle dit, Qui fperas in Domino 3 ajjumes pennas ut aquila 3 mu~tabis fortitudinem tuam , renovabitur ut aquilœ juventus tua. Maisquoi que ce soit 3 celui en qui il y a encore si peu de force quece puiíle être , pour Rappliquer, Se attiédir le médicamentsqui n’est point atrophié du tout, Se peut être nourri, peut demême fe guérir. Pour les autres , qui se 1 aident supplanter , Seamortir étroustèment par la violence du mal , Se lâcheté da-cœur, nous dirons avec le Prophète , non extinguitur flammcs>succejjionis 3 Se-n’y a pas moïen de bien faire à quiconque njc-

1592.

Remon-trance deM. de l'Es-'TR£.