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Rïmontr.DE M. DE,t.’EST&E.
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foulage plutôt de fa présence , assiste une autre Province quela nôtre, que nous croïons en avoir plus de besoin. Touteschoses arriveront en leur saison à leur maturité. C’cst pour leshommes privés en affaires publiques, que vaut renseignementde ne fe point rendre curieux, ni donner martel du lendemain:Jùfficit diei malitia Jua. Et en attendant, ni le bon Sujet sonRoi, ni le bon Soldat son Capitaine , il ne le fuit jamais endoute, ni à regret, Joints vìri boni ejlJe faclo ipfa Jèrè Jècuri-tate tutius pmbere. Multos in summa pericula misit venturi timoripjè mail.
De ces deux , èí adoration de Dieu, Lc service du Roi, nousvoïons sourdre la révérence dûe aux souverains Magistrats, àlaquelle je désiré fe rendre toutes les amitiés ., vues & affectionsparticulières; car de-là elles ont dû prendre feu , Lc tirer leurspremieres ardeurs ; comme Penfeignoient les Romains , par lesordonnances mystiques, defquels il falloit qu’on allât allumerles cinq flambeaux des nouveaux mariés , qu’ils appelloient cier-ges , chez les vEdiles , qui font les premieres personnes publi-ques , comme remarque Plutarquc. Pour ce sujet, Callicratì-das aima mieux Cyrus être ami de toute la République de Spar-te, que de contracter &: joindre une amitié privée avec lui : car,ores que d’autant qu’il n’y a que les biens parfaits qui puiíîcntabsolument aimer le général de tous les gens d’honneur, jefouhaiterois cette Loi des Laccdemoniens , vertueusement pri-se , avoir son retour ici ; que cestui fut punissable , qui ne s'a-donneroità chérir quelqu’un duquel il fe tient très religieuse-ment soigneux, pour en recevoir mutuels offices, ôc qu’Home-re soit interprété par Plutarque avoir composé ces bataillonsde toutes personnes amies proche P une deí’autre, ut more Ro-mano vir virum legeret. Si désire-je toutes ces bienveillances fecontenir aux bornes de P amitié , Lc ne fe déborder point enfaction. Pourquoi il est nécessaire qu'elles refluent au respect duMagistrat, òl en Pobfervance des Loix. Qui est le sommaire detout ce que cette Cour, Lc par admonitions, & par exemples,a tant de fois comme plus recommandable répété aux AvocatsProcureurs élevés en une si célébré Académie. En laquellenous louons Dieu de les voir fe confirmer &c accroître en toutesincérité , vérité, fidélité , modestie òí fccourable diligence auxParties plaidantes. Et de-là autant que de toutes autres causesde nos prédictions fur le bonheur de cet Etat, nous en tironsargument qui nous tournera cn démonstration certaine , moïe-
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