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Tome cinquième.
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DE LA LIGUE. 143

ion amour, seule liaison qui nous estreint avec lui. Ainsi, quene feroic-il pas, s’st nous plaît le porter, le vouloir, l’admettre,le recevoir en cette terre virginale au rapport des Mathéma-ticiens , en laquelle ce nombre de sept, comme similaire, ho-mogène , Lc virginal auílì, ne peut nuire ni nous dégoûterfeulement, pourvu que l’épouvante que l'on nous en fait, pres-que comme l’épreuve de cette eau de jalousie, palîè par desâmes chastes, pudiques, & non corrompues, âmes des Prin-ces , qui soient menacés par leur Conseil, leurs Jurisconsultes,que si cet état se démolit, s’il se change du tout, ils n’y ontplus que voir, ils font fans titre, fans prétention même d’unsimple usufruit à l’avenir, amesdes sujets, amoureuses de leurfidélité , de leur vertu, de leur généreuse proueíle qu’ils ontextrait, de si sages progeniteurs , velut è traduce. Sit juvencis ,Jlt in equis patrum virais , nec imbellem féroces pro générait A qui-Lee columbam : bref amoureuses de Dieu , de leur honneur tk.devoir, pour empêcher l’ignominie de cette enquête qu’on fe-roit un jour , qui étoient les lâches, les sots , les efféminés , lesméchants, qui faifoient contenance de vivre lors, masqués defaux visages, & non marqués de vraie face d’hommes.

Et de l’amour de Dieu que nous avons dit, nous être plusfavorable qu a tous autres, & presque comme fEcriture, nul -la gens Deum tam habuit appropinquantem f bi , procede l’amourdu Roi, 6 fictaiÀíuç 6 /êoç ê'E ávQpátztrcov , difoit Platon. C’est àlui qu’il veut que nous appliquions, que nous dédions tous lesdevoirs qui peuvent provenir de nous , defquels son éternelleeílènce Lc immensité n'a point de besoin. 11 l’a choisi du milieude nous , ex familia Heraclidarum , ôc de la tige qui nous atoujours été de si grand prix , si bénéfice, si juste, & tant illus-tre ; que ses Ordonnances doneques nous soient ce bois de vieà conserver , àç fyj\v Trormhov %váou , comme admonestent Tha-ïes , au centre & milieu de nos délices, &C jardin de plaisir.Ainsi que les abeilles entourent leur Roi pour lui mieux obéir,& retourner à lui plus promptement. Et cela que ce soit fanstoucher curieusement ( puisque nous en ressentons encore nosplaies ) à cet arbre de science, ni rompre ni entamer le fruitde ses Commandemens, defquels la Majesté , afpici non inf-pici , implorari non explorari debet. Gardons-nous bien de tenircontrerolle de ses actions, ni intentions premieres ni secon-des , ou de vouloir faire pastèr par notre examen ce qui ne nousregarde que pour y obéir. Ne nous enquérons pas pourquoi iî

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Remontr.Dt M. DEl’Estri.