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Tome cinquième.
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1591.

EvenemensEN l’ArMEEDU ROI.

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tiré vers Fronton , le carnage eût été beaucoup plus grand ; ieTar se vit lors , l’espace d’une grande arquebusade , tout pleinSc jonché des têtes de ceux qui avoient eu recours à un élémentíi maupiteux. Combien qu'en cette défaite , les ennemis fontétat d’avoirfait perte de 3000 hommes : toutesfois ne voulantcoucher íì gros , je me contenterai d’aíTurer , que du moins ilsen ont perdu deux mille, avec trois canons Sc les deux coulevri-nes qu’ils avoient prises à la Court. On lui a enlevé 22 Ensei-gnes : pour le regard des Prisonniers , le nombre ne paíle point43. De notre côté, nous y avons fait perte de dix hommesfeulement ; dont les quatre , pour n’être aílèz reconnus , ontparmégarde été tués parles nôtres. Et quant à Villemur, l’en-nemi y a tiré deux mille coups de canon , fans que pour cela ,ni tous ses efforts, les Aíìiégés aient perdu plus de dix - septSoldats. Ce jourd’hui le corps de Monsieur de Joyeuse a ététiré de l’eau , Sc porté à Villemur , pour y être enterré. Voilàquelle a été l’iíïue de cette guerre , en laquelle, sans parler desEtrangers, nos Magistrats Sc Consuls ont fait tout le devoirde gens de bien , Sc fort affectionnés au repos public. Maishomme de Montauban, de quel grade ou qualité qu’il soit,ne se peut vanter d’avoir surpasse le sieur Baille , troisièmeConsul, en la fidelle Sc aétive négociation de ce qui a sembléexpédient, pour traverser Sc rompre les desseins 3 e Monsieur deJoyeuse. Plût à Dieu que la mort d'un ennemi si félon mîtauísi bien fin à nos troubles, que ma plume la mettra mainte?-nant au présent Discours.

Vous auriez juste occasion , Monsieur , d’en faire plus d’es-time. Si m'osé-je toutesfois promettre , que l’honneur de votreagréation ne lui manquera, non plus qu’à son autheur la volon-té d’être toute fa vie nommé ,

Votre très humble ami Sc serviteur,

Cl. de la Grange,

SUR