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Tome cinquième.
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D E L A L í G U E. 167

erre estimés petits, que par un homme de très petite capacité.

Car ceux du premier retranchement, s’étant retirés au second, Evi-.'-eminsil assura ses gens de sorte qu’ils tirent résistance l’cspacc de que!- ™ l’armeeque demie heure. Mais survenant le reste de notre armée ( donc DU Ko1 -le progrès avoir été retardé par la difficulté du chemin ) & scvotant à dos Monsieur de Themincs sorti de la Ville , ce fut àlui de quitter la partie , Sc sc retirer aux Condomines où étoicson camp Sc son artillerie.. Cette retraite toutesfois lui sot IImal a soirée , que les siens sc votant poursuivis de farinée victo-rieuse , s’enfuirent à l’étourdic, Sc sc précipitèrent dans le Tar-Le pont qu’il avoic bâti étant coupé , causa la mort de presquetous ceux qui avoient quitté la terre pour sc réfugier à l’cau : lui,force n an t de dépit Sc aboïant le Ciel : A Dieu mes canons , dit-il, ha je renie Dieu , je cours aujourd’ hui une grande fortune ; dece pas ils’achemine au Tar , pour sc rendre comparsonnier /1)au malheur de ceux qui alloient en l’cau , pour souffrir la juste 1peine des maux que sous fa conduite, ils avoient fait par le feu..

Les Sieurs de la Courtete Sc de Bidon le tinrent quelque temps-par la main ; Sc faut bien dire que Dieu lui ôta le sons au be-soin : car s’il eût pris parti de sc rendre , il ne sc fut trouvéqu'assez de Soldats 3 qui en fa prise euíîènt établi la cime deleur prospérité. Mais le Tar par la violence de son ra n do n (2.) leravit d’entrc les mains de ceux qui le tenoient : Sc comme exé-cuteur de la justice divine, mit lin à son orgueil , fa cruauté,

Sc fes blasphèmes (3). Ce que je dis avec autant d’cnnui , quede juste occasion : car combien qu’il fut entaché de vices foreodieux; j’ai toutesfois opinion que le mal qu’il a fait en fa Pa-trie , n’est de beaucoup si grand , que le bien qu’il lui eut unjour pû faire, si , ou guidé par meilleur conseil, ou aïant raffinéion jugement par une plus longue expérience , il eut ménagéles grands dons de nature que chacun remarquoit en lui, avecplus de discrétion. Notre Cavalerie aïant paste le gué donnafur ceux qui étoient en l’eau Sc poursuivit les fuïards vers Basosiercs , taillant en pieces tout ce qu’elle rencontra. Si elle eùr

(1) C’est-à-dire, Compagnon, pour par-tager le malheur, &c.

(1) C’est-à-dire du cours ou courant de feseaux. On dit que ce mot vient de l’Alle-mand. Voïez les Etymologies de Ménage.

(0 Le Duc de Joyeuse qui se retiroit enbon ordre , avec un petit nombre de Gen-tilshommes, à Condomine, où il avoir misson artillerie , trouva qu’on avoir rompu

le pont de bateaux qu il avoir jette furie 1Tarn, poussa son cheval dans cette riviere,malgré tous les efforts de Courtete Si deBidonet , 8i s’y nota. Dans le Journal 1de Henri IV, au mois d’Octobre t f 91 , on--rapporte un Sonnet qui fut composé sur cesévénement. C’est le même que l’on a imp.ri»-mé ci-après.