ï 9 $ MEMOIRES
“7^7 il lui a proposé sa Loi, aíìii dc ramener à sa grâce Sc lui don-Apologie nCL " adrcíle à l’autre voie Sc vrai moïen de salue, qui est celuirauRLEsPno- de la Foi. C’est quand l’hommc cífaïant de bien faire , nonïestans. p as f e l on f a fanraiiie , notez, mais selon qu’il lui est comman-dé de Dieu , Sc connoistant qu’il lui est impossible de sc sau-ver par ses œuvres, toutes tachées du venin de fa concupis-cence , quelque bien affectionné qu’il soit, il a recours à la mi-séricorde de son Créateur ; Sc persistant en cette affection debien œuvrer, s’aíïùre fur la justice du Meísias promis, croïancqu’elle lui fera imputée, Sc qu’il en fera revêtu , ses péchésétant anéantis par l’entiere obéissance Sc satisfaction d’ice-lui.
XII. Par ainsi il y a grande différence entre ces deux voies.Néanmoins elles font tellement alliées , qu’clles s’accouplentperpétuellement, Sc s’entr’accompagnent inséparablement. Par-çeque comme il est certain que les œuvres fans la Foi ne va-lent rien , aussi ne fait pas la Foi fans les œuvres. Non pastelles que nous les pourrions concevoir en nos fantaisies , maisselon qu’ellcs font comprises Sc déclarées en la Loi de Dieu.Dont le sommaire est, d’aimer son Créateur de tout son cœur Síde toute son ame , Sc son prochain comme soi-même.
XIII. Mais combien que sa Foi fans les œuvres soit dite morte,feinte Sc abusive , si ne faut'il pas attribuer aux œuvres humainessainteté ni justice aucune , qui les puisté faire agréer à Dieu ;car s’il regarde à la source d’icelles Sc aux affections des œu~vrans , il les trouvera toutes polluées. Ains faut croire que ceque Dieu les alloue Sc reçoit, vient de la feule Foi au Mé-diateur , qui est fans doute la racine de tout bien en nous,
XIV. La Foi dont .il est question , n’est pas simplementhistoriale, ni une Foi enveloppée confusément en certaine.croïance générale, mais c’est un don de Dieu, par lequel lesidele appliquant à foi la doctrine de l’Evangiie, s’asture deson salut Sc embrasse le Meísias. En quoi Dieu de pure grâceprévient l’hommc Sc le mene par icelle à son salut , nonobs-tant que de son naturel il y répugné, Sc en cela apparoir unamour admirable Sc infinie bonté du Créateur envers fa créa-ture.
XV. Par cette Foi Dieu habite en nous Sc nous régénérépar son saint Esprit, selon telle mesure qu’il lui plaît, le-quel fait que nous Paimons, Sc désirons de faire sa volon-té ? Sc comme il nous donne le vouloir de bien faire en lui