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Apologie
l’OURLESi'RO»
TtiTANS.
H 6 MEMOIRES
poursuivre comme ils délirent. Le surplus des Ligueurs parleaulìi ce même langage, d’autant qu’ils font enfants trouvés ,nourris Le élevés d u lait de cette louve Romaine. Par quoi il nesc faut ébahir, n sentans & suivans leur nourriture, ils font íïmal propres à la garde de ce parc François : voire s’ils font siavides d’épandrc le sang , & de déchirer la chair de nos brebis,que non contents de s’en saouler , ils appellent à leur écorche-rie les loups étrangers de toutes parts. Mais quelle apparence ya-t-il, que gens d'Etat qui le disent Roïaux, tiennent ces pro-pos en ce temps, linon qu’ils soient aulìi malades de cette ly-.canthropic. De cela ne veulcnt-ils point, cc semble, que nousdoutions : plusieurs portent déja le poil du loupa notre vue:quant au cœur, ils le découvrent à tontes occasions. Us font IIorgueilleux, qu ils ne le celent point, ains déclarent eux-mêmesaíTcz souvent leurs desseins, quand on les met un peu en train,fans rougir, gaiement, en riant, à la Françoise, Le plus ouver-tement quand ils rencontrent quelqu’un de ces Huguenots ,qu’ils méprisent, Le auquel ils veulent faire dépit. Nous enavons dévifé vous Le moi, au long , Le avec admiration , pouraucuns qui vous avoient donné meilleure espérance. Par quoitant moins serez-vous excusé , si vous ne leur fermez du toutl’oreillc. Et quel bcsoin^cst-il, Meilleurs , qui nous appeliez Hé-rétiques , d’apprendre de vos bouches , que vous êtes Ligueursdéguisés ? II ne faut que regarder à vos mains Le à vos conte-nances. Car , par-là tant François qu’étrangcrs peuvent en-tendre vos Conseils, Le comme dit cc Poète à quelqu’autrcpropos :
Turcs, Alores & indiensSçavenc vos faits : la terre n’est semée,
Fors que du grain de votre renommée.
Mais il plaît à Dieu que vos langues mêmes témoignentvotre malice Le déloïauté , afin qu’cn ces misères de la France,où vous plongez si avant les mains , vous ne vous puissiez ja-mais excuser de simple ignorance : vice qu’il ne faut pas pour-tant exelurre de vos maniemens , mais lequel vous avez com-mun, (encore que non pas simple,) avec infinis autres quevous séduisez, Le qui sont moins mauvais que vous n’êtes. Or,c’eíf ici Pendroit, Monsieur ; où je me hâtois de me rendre ,pour me développer d’avec ces hommes dénaturés , fans amourLe fans piété , dont Pintention est de semer guerres, Le d’ea-*