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Tome cinquième.
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DE LA LIGUE.

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gendrcr troubles de troubles , à l’enticre perdition de c c pauvrRoïaume : l’état pitoïable duquel doit émouvoir tous Catholiq u es vraiment François , de regarder gracieusement, voiivmalgré qu’en aient ceux-là, la bonne volonté qu’ont ceux de la T£STReligion Réformée , de maintenir union Sc concorde avec euxpour le íoutenement de la commune patrie ; Sc d’en allouer Sc re-cevoir franchement fans dédain , l’œuvrc Sc les effets qu’ils en of-frent Sc produisent : fans y mêler aucune maligne interprétation,qu’ils soient menés d’une folle opinion de leur"suffisance, ni qu’ilsaient aucun superflu désir de monter aux grandeurs de ce mon-de , ( lesquelles ils estiment plutôt charges , dont il faut rendrecompte devant Dieu,) mais croire charitablement ce que lesraisons politiques Sc d’Etat dictent. C’cst , qu’il est expédientque ceux qui ont capacité d’cntr’cux soient emploies commeles autres, fans envie ni partialité, comme bons François qu’ilsfont, Sc que l’on ait égard à leurs maisons êc qualités, Sc aurang que selon iccllcs chacun doit tenir en ce Roïaume : cequi ne fut oneques méprisé en aucune bonne police. Cela sansdoute , attireroit la bénédiction de Dieu fur nous Sc fur nos œu-vres , Sc feroit cn bref cesser le blâme qu’on donne à toute no-tre Nation d’une lourde ignorance, que Je cours monstrueuxde nos affaires démontre à un chacun, en toutes les parties es-sentielles de l’Etat : Ignorance, dis-jc , enveloppant par la per-mission de ce grand Juge, beaucoup d’esprits qui tracassentparmi la France, ores qu’ils ne soient pas portés de même af-fection , tellement que par-tout en appareillent horribles mar-ques : dcsquelles il m’est force ici toucher légèrement les en-droits principaux, pour tant plus nous inciter à nous compor-ter avec respect , honneur Sc amitié , les uns envers les autreslai liant toutes nos passions pour courir ensemble à éteindre cefeu qui nous dqvore jusques dedans nos cabinets. Avisons doncque c’cst, fans accuser ni excuser aucun , tant que frire se peut;

Sc vous souvenez des recherches que nous avons faites cn dis-courant, de la disposition présente de ce malheureux Etat, (s’iíy a cause d’y rcconnoître quelque disposition ) Sc quels mons-tres Sc absurdités nous y avons trouvées. Car je n’en veux pasd rester ici beaucoup d’articles , ni longs , comme si c’étoit pourformer une accusation, ou une plainte, dont s’cn dut suivrejugement. Vous n’êtes pas Juge compétent, ni moi partie re-cevable en cette cause. Cette matière est propre aux Etats Gé-néraux , où il faudroit bien tenir un autre style , que celui que

1591.

■Apologiepoi'rlisProANS.