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Tome cinquième.
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DE LA LIGUE. Mî _

plutôt celui cl U pauvrre Peuple,font faire la garde de leurs Places 1592..aux Habitans, aux Païsiins, à ceux qu’il appellent leurs Sujets Aroux.iE£é aux dépens d’iceux, êé tiennent fort peu de Soldats , comme toukliìI'ro-il est: très notoire. De faire la guerre aux ennemis de la Cou- TESTANS -ronne ainsi mal accompagnés, il n’y a nul delïein : auílî cst-cc lemoindre de leurs soucis. Au contraire , plusieurs d’cntr’eux fejouent avec les Ligueurs êé rient de la calamité &L misère duPeuple. Peu souvent, ou point du tout, si ce n’est pour serrepicqués en leur particulier, ou que ce loir par quelque contrainteinévitable , les voit-on fe battre armés contre armés ; mais ilscourent toujours vivement la vache d’unc part ôé d’autrc, épientles Marchands ôé Païfans qui vont aux Foires Lé Marchés ( s’ily en reste encore quelque forme en France ), chargent volon-tiers fur les Bourgeois, fur les Hommes de Justice , fur les Gensd’Eglife Lé semblables natures mal adroites , avec les armes enmain, que la nécessité de leurs Offices ou affaires privés auramis aux champs. Et bien souvent à faire tels exploits , les douxPartis s’accordcnt ensemble : ce qui leur est ailé ; car il n’y aendroits en France où les Ligueurs Lé ceux qui fe disent Roïaux,n’aient leurs retraites Lé Forts entrelacés , proches Lé enclavésdans les détroits les uns des autres. Ce que plusieurs de cesprincipaux Gouverneurs Lé Chefs de guerre endurent volontiers,

Lé tout exprès, parccque c’cst la cause , le fondement Lé le be-soin q u’ils allèguent de l’entretenement de si grand nombre degarnisons qu’il y a par la France , inutiles au Roi, mais à eux,parmi quelques petites incommodités, fort commodes. Pour celails ne laiffent de s’entrc-épier , asin de fe surprendre Lé dépos-séder les uns les autres, non point par mauvaise volonté qu’ilsfe portent autrement, ni pour aucune publique considération ,mais d’autant que ce qui est ôté à l’un , accroît au revenu Lé à labourse de l’autre. Et bien souvent se pratique ce jeu entre ceuxde même livrée. Bref tous ces Forts, toutes ces garnisons ne sem-blent point être dressées, tant pour le besoin des guerres présen-tes, que pour servir de bureaux à ces grands ménagers £é nou-veaux collecteurs Lé receveurs de finances, armés, avec plus grandprojet pour l’avenir au détriment de la Majesté du Roi, à sou-tenir ou plutôt rétablir laquelle , il semble que peu de GuerriersLé encore moins de Justiciers , pensent en ceRoïaume. Et tou-tesfois il sc faut bien assurer que cette réputation Lé révérence estle principal couteau qui peut trancher ces difficiles nœuds. Con-tre cela un chaciui trouve bon que le Roi faste la guerre à des sé»