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bien ; mais il faut qu’il soit le premier à l’exécution ; ordonne àpropos 8c prudemment, mais rien ne fe trouve à point ni àtemps. Quel expédient a-t-on su prendre encore à jetter quelqueutile fondement pour dresser une bonne Infanterie de notreNation ? fans laquelle l'on volt bien qu’on ne peut rien fairequi vaille ; 8c qui devroit être ordinaire , auílì bien que la Gen-darmerie , si nous l'cntcndions ; car à quoi furent jamais bonsgens tumultuaircmcnt ramasses ? Plusieurs ont donné ce conseil,ëc en voici la saison. Attend-t-on pour le meilleur de façon-ner les Soldats au besoin des guerres, en temps de paix, à som-bre 8c parmi les voluptés ? O quels discours ! Y a-t-il temps pluspropre à un si beau dessein que celui-ci ? qui produiroit pourcertain plus de vertu 8c de force au Roïaume en six mois, qu’enautre saison en dix ans. Combien avons nous toujours oui re-commander la force des gens de pied disciplinés, aux grandsCapitaines que nous avons connus étant jeunes? Combien dctémoignages & exemples avons-nous, tant en notre Nation,8c souvent à son dam, qu’cntrc les Peuples étrangers; qu’aveciccllc fe font tous les grands exploits de guerre , 8c qu’en.iccllc gît la force 8c la sûreté des armées , soit à loger , soit àmarcher, soit à combattre en campagne, soit à assaillir Villes,ou à les défendre ? Nul savant Guerrier n’a fait doute que ce nesoit là où doit la Noblesse faire ses premières armes. Mais cettepartie a été toujours méprisée en France , 8c mal. Outre ce oùest l’ordre 8c sordinairc qu’il convient avoir à l’artilleric , auxmunitions 8c charroi, 8c aux vivres ? Sans avoir lesquelles cho-ses promptes 8c en main , toutes grandes entreprises s’écoulent,les victoires ne fe peuvent poursuivre, ains se si étrille n t & meu-rent incontinent 8c sont prolongées les guerres. Au moins quel’on en vit quelque projet, quelque forme naissante, qui eutproportion en quelque endroit du Roïaume. Eíb-il temps decourir aux provisions à la hâte lorsque la tempête est émue, 8cque le danger nous presse ? J’entends les excuses: tout cít empê-ché , nul ordre esi de saison selon nos maîtres , les difficultésdu temps rendent tous remedes vains 8c impossibles ; il y a de lacontumace en la Noblesse, de la froideur 8c tardiveté au Peu-
ple ; les sinanccs font courtes. Qu’on dise ce que l’on voudra ;plusieurs, qui connoillent la France, croient (8c j’cn fuis hon-teux ) qu’il tient à la malice d’aucuns 8c à l’ignorancc dc tous,que cette déformité ne fe corrige , 8c non que cela soit impos-sible. Et de ma part je suis en cette hérésie d’Etat 6 c avec fonde-
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ApologiepourlïsPro-TEST ANS.