2íi MEMOIRES
-^"7^— picainc, &c connu dc lui pour très fklcle Serviteur, a par favertu Le bonne conduite , Le par ses armes réglées avec justice,i'o^rles°Pro- avec peu de moïens, tiré volontairement des Habitans d’un coinïestanî. des Alpes, de petite étendue (dons qu’il reconnoît de Dieu )?;
éteint les factions dc ion Païs ; sauvé deux belles Provinces,très importans remparts dc ce Roïaume, des invasions dc l’E-tranger ; arrêté l’ardeur d’un grand Prince courageux, dcíireuxdc conquérir , en la Heur dc son âge, soutenu des forces Lemoïens du plus puissant Monarque que nous connoiíìons; rendule Pape , son ennemi spirituel Le temporel Le dc toute la France,tributaire ; porté les Enseignes Françoiscs au-delà des monts ,avec terreur, non petite, dc tous ceux qui haïssent la fleur delis en ces climats-là. II n est pas seul, Dieu merci ; vous en con-noiíscz d’a titres , qui se montrent vertueux Le vaillans ès autresendroits dc la France Le de ses libères, capables d’avoir desCharges Le principales dignités en l’Etat ; leíqucls néanmoinsles Catholiques de toutes lottes, ores qu’ils soient diversementaffectionnés, voudroient à tort mettre au rang des indignes ,bien marris qu’on ne les croit. Et à quelle raison ? je l’aidite. Mais que n’estaient-ils de les imiter ou mieux faire , ils au-roient quelque couleur en leurs délits? Si ceux d’entrc lesGouverneurs Catholiques , qui portent plus d’envic que dc res-pect à la vertu d’iccux, faisoient la guerre à leur exemple , sc-roient heureux Le prisés comme eux font, voire, s’ils ché-rillbicnt autant ceux de la Religion Reformée , que ceux-ci font les Catholiques Roïaux-là où ils ont commandement.Car je ne pense pas me mécomptes, li j’affîrme qu’il n’y a Gou-verneur en France qui ne puistc avoir les moïens plus aisés en íaProvince que ceux-ci n’ont. Cela pour le moins est certain,qu’ils n’ont pas dc li forts ennemis à combattre. Mais c’cst aster ;car je n’ai pas entrepris de vous prêcher les louanges de ceuxque vous n’avez pas encore aimes à bon escient, comme ils vousveulent aimer, & comme je le délire. II suffit, dis-je, de ce queje vous ai discouru juíqu’ici, pour vous faire entendre Le com-prendre que ceux qui crient li haut Le si âprement aux Héréti-ques , aux Hérétiques, contre ceux de la Religion Reformée,<k les veulent rejet te r à leur pouvoir des maniements publics ,encore qu’ils ne puissent dissimuler qu’il y en a de très capa-bles en toutes fortes d’astaires, & qui par-là entretiennent unepernicieuse division entre nous en saison 11 périlleuse , sont aussi