D E L A L I C U E. _
peu favans en matière d’Etat, que je les vous ai montrés égarés 1591.
ôc iniques en leurs jugemens en ce qui concerne la Foi ôc la Apol ogjeR eligion. pourlksPro
Parquoi vous , ni vos semblables, Catholiques , bonsRoïaux lïSTANS *
& dociles , qui n’êtes pas parties principales en cette contro-verse , mais induites ou plutôt séduites 6c attirées , nc vous de-vez plus laister abuser à eux , puisque par ces adrellcs que jevous montre , & lesquelles vous pourrez montrer à autres, vousdécouvrez à plein leur Religion, l’affection de leurs cœurs en-vers leur Prince ôc Patrie, leur valeur , 6e en somme tous leursdéportemens ; ainíì considérant le besoindc la France, l’appré-hendant comme vous devez, ôc faisant preuve digne dc bonsFrançois, délaisserez ces dénaturés, quels qu’ils soient, s’ils ncs’amendent, ce que tous devons désirer. Vous ne parlerez plusleur langage , qui est celui de la Ligue , mais essaierez par bons& salutaires offices 6c conseils d’ami, d’amener avec vous tousles errans en ces points d’Etat , lcíqucls tiennent encore dufranc, à l’union qui nous est ncceflaire , asin que tous ensem-ble tant Catholiques que ceux qui tendent à la Réíormation ,appareillions vraiment Roïaux , servant comme nous devonsnotre Roi 6c fa Couronne, lui prêtant la main 6c l’épaulc d’uncommun accord, pour redresser 6c affermir les loix du Ro r au-lne , 6c établir un bon ordre en la police dc France ; à la con-servation de laquelle , la Justice 6c les armées soient par SaMajesté disposées par bonne proportion , 6c mises en main deceux de ses Sujets qui en font dignes 6c capables. C’est-là où sedoit emploier la Noblesse , 6c y répandre son sang , si besoinest; c’est pourquoi nous sommes Gentilshommes. Nc nous bat-tons plus pour la Religion , ni fous le prétexte d’icellc : car celaest déplaisant à Dieu , au Dieu de paix, comme il a bien mon-tré , vengeant les excès par autres excès. La Religion, en cesexcès, est le manteau des Ligueurs, lequel à force dc s’en êtreparés en toutes leurs deshonnêtetés , ils produisent à présent,íì usé , qu’on y voit le jour à travers , ôc apparoisient à plein,fous icclui, leur ambition , avarice, 6c cruauté. Ils l’ont, dis-je,rendu si piètre, avec leur Saint Perc dc Rome , que s’il 11’estregraté par autre que par eux , il ne fauroit servir de manteauRoïal, ni de qualité essentielle à un Roi , comme ils parlent.
Nesoïons plus partiaux ni passionnés pour rompre fous ce cou-vert cette égalité dc droit entre nous, qui est le lien de concor-de ès Etats. Donnons lieu à la vertu ôc à la suffisance , 6c la