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Tome cinquième.
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Déclarât.

DU Duc DE

Mayenne.

176 MEMOIRES

cn laquelle nous protestons tous les jours les uns fie les autres:de vouloir vivre ôt mourir , de se séparer des Hérétiques , Le debien considérer que demeurans contraires les uns aux autres ,nous ne pouvons prendre aucun remede qui ne soit périlleux,Le doive faire beaucoup souffrir à cet Etat, Le à chacun en par-ticulier,'avant que d’y apporter quelque bien : Au contraireque notre réconciliation rendra tout facile, Le fera bientôt fi-nir nos miseres. Et afìn que les Princes du Sang , autres Prin-ces , Le les Officiers de la Couronne, ne soient point retenus Leempêchés d’entendre à une íl bonne œuvre, pour le doute qu’ilspourroient avoir de n’être reconnus, respectés Le honorés denous Le des Princes Le Seigneurs de ce parti, selon qu’ils méri-tent , Le au rang Le dignité que leur appartient ; Nous promet-tons fur notre foi fie honneur de le faire , pourvu qu’ils se sé-parent des Hérétiques, fie qu’ils trouveront auffi le même ref-pet fie devoir en tous les autres de ce parti. Mais nous les sup-plions de le faire promptement : fie qu’ils coupent le nœud detant de difficultés, qui ne se peuvent délier s’ils ne quittenttout, pour servir à Dieu fie à son Eglise ; s’ils ne se remettentdevant les yeux que la Religion doit pasicr par-deffus tous au-tres respects fie considérations 3 fie que la prudence ne l’est plus,quand elle nous fait oublier cn ce premier devoir. Nous leurdonnons avis que pour y procéder de notre part avec plus dcmaturité de conseil, Nous avons prié les Princes, Pairs deFrance, Prélats, Seigneurs fie Députés des Parlements fie desVilles fie Communautés de ce parti, de se vouloir trouver en laVille dc Paris , le dix-septième jour du mois prochain : pour cn-semblement choisir, sans passion, fie fans respect de l’intérêt dequi que ce soit, le remede que nous jugerons en nos conscien-ces devoir être le plus utile pour la conservation de la ReligionLe de l’Etat. Auquel lieu s’il leur plaît d’cnvoïcr quelques-unsde leur part pour y faire ouvertures qui puiffent servir à un íìgrand bien, ils y auront toute fureté , feront ouis avec atten-tion , fie désir de leur donner contentement. Que si l’instanteprière que nous leur faisons de vouloir entendre à cette récon-ciliation, fie le péril prochain fie inévitable dc la ruine de cetEtat, n’ont asiez de pouvoir fur eux , pour les exciter dc pren-dre foin du salut commun : fie que nous foïons contraints, pourêtre abandonnés d’eux , de recourir à remedes extraordinaires ,contre notre désir fie intention : Nous protestons devant Dieu ,.êe devant les hommes, que le blâme leur en devra être imputé,