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Tome cinquième.
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DE LA LIGUE. 27?

nous veut encore châtier pour nos péchés : puisque tant (fac-tions qui tendent à la ruine de notre Religion , Sc d’autre côtétant de Déclarations par nous faites, ÔC fi souvent repérées ,même depuis peu de jours, d’obéir 6 c nous remettre du tout àce qu’il plairoitàsa Sainteté Sc au saint Siège ordonner sur laconvcríìon du Roi de Navarre , si Dieu lui faisoit la grâce dequitter son erreur , qui devroient servir de témoignage certainde notre innocence 6 c sincérité, 6 c justifier nos armes commenécessaires, ne les émeuvent point-, Sc qu’on ne laisse pourtantde publier que les Princes unis pour la défense de la Religionne tendent qu’à la ruine Sc dissipation de l’Etat. Combien queleur conduite 6 c les ouvertures faites du commun consentementd’eux tous, mêmes des Souverains qui nous assistent, soient leyrai Sc plus asturé moïen pour en ôter la cause ou le prétexte àqui en auroit la volonté. Les Hérétiques s’attachent là-dessusau secours du Roi Catholique , qu’ils voient à regret, 6 c noustiendroient pour meilleurs François, si nous nous en voulionspasser ou pour mieux dire, plus aisés à vaincre , si nous étionsdésarmés. A quoi nous nous contenterons de leur répondre ,que la Religion affligée , Sc en très grand péril dans ce Roïau-me, a eu besoin de trouver cet appui : que nous sommes te-nus de publier cette obligation , 6 c de nous en souvenir per-pétuellement : 6 C qu’en implorant le secours de ce grand RoiIallié 6 c confédéré de cette Couronne) il n’a rien requis denous, 6 c n'avons aussi fait de notre côté aucun traité avec quiqui ce soit dedans ou dehors le Roïaume à la diminution de lagrandeur, êc Majesté de l’Etat : pour la conservation duquelnous nous précipiterons très volontiers à toutes sortes de périls,pourvu que ce ne soit pour en rendre Maître un Hérétique. Malque nous avons en horreur, comme le premier Sc le plus grandde tous les autres. Et si les Catholiques qui les favorisent Sc as-sistent, se vouloient dépouiller de cette passion , se séparerd’avec eux , Sc se joindre non point à nous , mais à la cause denotre Religion , Sc rechercher les conseils Sc remedes en com-mun pour la conserver, 6 c pourvoir au salut de i’Etat , nousy trouverions fans doute la conservation de l’un Sc de l’autre,Sc ne seroit pas au pouvoir de celui qui auroit mauvaise inten-tion d'en abuser, au préjudice de l’Etat, 6 c de se servir d’une sisainte cause, comme d’un prétexte spécieux pour acquérir in-justement de la grandeur 6 c de î’autorité. Nous les supplionsdonc, 6 c adjurons au Nom de Dieu Sc de cette même Eglise ,

M m ij

1592.

Déclarât.DU Duc DïMayenne.