ziL MEMOIRES
593* 5 Comte lc requit de faire que Lope% fut bìcsi averti paf
Ferrera , que le Comte avoit reçu mandement d u Roi d’Espa-contre la.' gne, d’induire Lope% à l’exécution de son fait en toute diligcn-Keine b’an- ce , pour donner au Roi, par ce m oie n , une plaisante êc gail—«leterre. ] ar J e Pafque. Ainíì arriva-t-il en Angleterre, là où par troisfois il eut conférence fur cc sujet : après, que fur son départe-ment de Bruxelles, le Comte de Fuentes & le Sécréta ire lbarra ,lui firent prêter serment d’être fidèle ■& secret en cette affaire ,ce qu’il fit en leur présence.
Aussi apporta-t-il un particulier meíîage du Comte à Ferrera ,pour hâter le Docteur Lope% à l’exécution de son fait, avecpromesses d’honneurs êc de récompenses par-deflùs les 50000écus, êc de grands avancemens pour les enfants du Docteur :l’aíTurant qu’il avoit mandement du Roi d’Espagne, de donnerà Lopei tout ce qu’il voudroit demander, pour mener à fin cet-te grande entreprise. Pour la fin , Manuel Lewis avoit aussi ap-porté par mandement du Comte de Fuentes deux Lettres dechange d’une somme d’argent, pour être montrées au DocteurLope■q , 6c ainfi hâter l’exécution de cette affaire. Mais Ferrera& Lopcq furent appréhendés devant que lefditcs Lettres dechange furent présentées Lc montrées à Lope% : Et néanmoinsfur la recherche qui s’en fit, elles furent puis après trouvées furManuel Lewis , Lc font encore en être, pour être exhibées LLvues , axant été écrites par un Gon^alo Gomefà. Pedro de Carre-ras , Lc un autre par le même Gome £ à Jan Pallacios : en laquel-le Lettre est: faite mention de faire le paiement à quelqu’undésigné par le nom de Francifco de Torres , mais en effet êc vé-rité a Manuel Lewis. Car en diverses affaires maniées par leditLewis , selon sa propre confession, on étoit d’accord qu’il pren-droit le nom de Francifco de Torres.
Sa Confession porte davantage, que quand Gome £ cTAvila ,eut porté les Lettres de Ferrera , pour certiorer le Comte deFuentes , que Lope? L aïant l’affurance de 50000 écus, effectue-roit son entreprise , ledit d’Avila demeura tout un moisfans réponse , d’autant que le Comte attendoit plus amplerésolution d’Eípagne. Gome-q néanmoins retourna, apportantparole à Ferrera , que si-tôt que le Comte auroit du Roi résolu-tion plus certaine , Manuel Lewis seroit envoie en Angleterreavec la même résolution. Et c’est suivant cela , que cette réso-lution aïant été apportée d’Espagne , Manuel Lewis dit avoirété envoïé en Angleterre avec deux Lettres ; l’unc du Comte ,
l’autre