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Tome cinquième.
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I.ETTXE DESDÉPUTÉS, AUXPRINCES, SCC.

n t MEMOIRES

autres n’estimoient lorsqu’ellc commença. Aïant donc éprouvécombien la rigueur de la guerre nous a apporté de ruine » cs-saïons maintenant ce que pourra la railon óe la douceur, & nemettons pas en ligne de compte quelques vaines espérances quel’on propose, que vous trouverez enfin n’être autres que songesd’hommes malades , &C inventions de ceux qui ont conjuré no-tre ruine. Enfin , cette Election n’apporteroit à votre parti quece qui y cil déja , Le qui n’a servi, & n’a pu servir jusqu’à pré-sent, q u’à vous ruiner, & nous avec vous. Pardonnez-nous sinous nous avancerons jusque-là, que de vous dire, que tellesinventions ne íerviroient qu’à vous diviser, & au lieu d’attirerde votre côté les Princes & la Noblesse qui sert le Roi , vousles lieriez Lc affectionneriez davantage à continuer le service deSa Majesté. Etant aussi à croire , que plusieurs d’entre vousprendroient opinion , que tels conseils ne font pas pour finir laguerre , mais plutôt pour la perpétuer tout le temps de nos vies.Pour notre regard, nous protestons devant Dieu , & devant leshommes , que nous n’avons obmis autre chose qui soit au pou-voir pour parvenir avec vous à une bonne & sainte réconcilia-tion , comme vous vous êtes déclarés, vous conformans à nosdésirs, que vous souhaitiez qu’il plût au Roi prendre une bon-,nc résolution de se réconcilier àì’Eglise. Nous nous y sommesloïaument &c fort vivement emploies, pour le zélé premiere-ment que estimons que ce seroit le salut de l’Etat, notrejgrandbien , comme aussi nous savons que ce seroit le vôtre. Et n’a-vons mis en oubli, qu’il y a plus de deux ans que les Principauxde votre parti ont fait dire au Roi , que c’étoit leur principaldésir, la feule cause, pour n’être en cela satisfaits, qui les con-traignent de demeurer armés. Et de ce nous nous en remet-tons à ceux qui en ont porté la parole , qui font personnagesd’honneur, Lc nc faut pas croire qu’ils aient mis en avant untel propos fans cn avoir eu charge bien expresse. Les maux quedepuis ce temps-là & vous Le nous avons soufferts, nous ensei-gnent asiez qu’il est maintenant requis plus qu’il ne fut onc-ques, que nous demeurions fermes & constans en la même ré-solution , de laquelle seule, après Dieu , dépend la conserva-tion Le le repos de cet Etat. Quand nous vous avons proposéen la conférence, que le Roi contenteroit tous ses bons SujetsCatholiques au fait de la Religion, vous nous avez dit quevous vous en réjouissiez, le désiriez de tout le cœur , priiez Dieuquil inspirât au cœur de Sa Majesté cette bonne volonté de se