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Avis auIrançois.
394 MEMOIRES
prête de les embrasser , gratifier 6c honorer de toutes di-gnités 6e faveurs, selon leurs qualités Se mérites. Nous savonsce qui a été dit au Roi, par aucuns des principaux , 6e plusqualifiés dudit Parti, de la part de M. le Duc de Mayenneil y a deux 6e trois ans ; que s’il plaisoit à Sa Majesté de serésoudre à suivre, 6e faire profession de la Religion Catholi-que , elle trouveroit en lui, 6e en ceux de son Parti, toutefidélité 6e obéissance. Il n’y a pas deux mois , que Ton n’eutsu presque parler à un seul Gentilhomme dudit Parti, qui nese déclarât d’avoir cette volonté : plusieurs , 6e des plus qua-lifiés d’entr’eux, l’ont fait dire, dit 6e écrit au Roi. Si tellesdéclarations ont été jugées bonnes 6C utiles , il y a deux 6etrois ans , nous les devons maintenant tenir pour très salu-taires, 6e très nécessaires pour la conservation de la Religion8 c de l’Etat, que nous voïo-ns le Peuple réduit à une si ex-trême misère, le Roïaumc en un si évident danger, notre bonRoi uni 6e très résolu à l’observation de la Religion Catholi-que , Apostolique 6e Romaine, ainsi qu’il nous a apparu parladite déclaration faite par Sa Majesté en l’Eglifc de S. Denis,ledit jour de Dimanche. Journée très heureuse , que Dieu ,après tant de ténèbres, a fait reluire fur la France. Journée,qui nous étoit autant desirée , 6e non moins nécessaire que leSoleil même ; que tous les bons François célébreront à perpé-tuité , comme aïant été le port de leur salut, la porte queDieu , par sa grâce, leur a ouverte, pour entrer en repos , 6esortir ues misères qui menaçoient ce Roïaume d’unc lamen-table ruine, la crainte de laquelle nous doit faire avoir enhorreur 6e abomination , Tambiticufe poursuite des Espagnols ,qui présument ( par le m oie n d’une vaine promesse d\m ma-riage , qu’ils ne veulent faire en façon du monde, 6e ne sefera jamais ) pouvoir renverser ce Roïaume sens dessus des-sous, rompre tous les ordres qui y ont été observés jufqu’à pré-sent, abolir 6e violer la Loi Salique, Loi fondamentale del’Etat, pour le foutenement de laquelle le Roi a combattudepuis quatre ans en çà , avec une vertu 6e valeur admirables ,contre un très puiílànt ennemi le Roi d’Efpagne, assisté 6esoutenu de la faveur 6e moïens d’aucuns qui moins le dévoientfaire; méritant notre bon Roi, pour cette occasion , la mê-me 6e plus grande louange de nous 6e de notre postérité , quiest donnée par notre Histoire au Roi Philippe de Valois , quisot singulièrement aimé, honoré 6c tenu pour Protecteur ds-