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cequ’il vouloir voir lc pouvoir des Espagnols , pensant les acu-ler à cette demande , estimant qu’ils n’eustent pouvoir général.Mais leídits Espagnols avertis qu’il n’y avoir que cela qui lespouvoir arrêter , ont été fort joïeux , & étant chez le Légat, enprésence des Cardinaux <Sc Princes , ont déclaré un pouvoir qu’ilsa voient de leur Maître , pour marier l’Infante avec ledit Ducde Guise, nommé Roi conjointement avec ladite Infante (1):qui étoit la plus heureuse nouvelle que Louvoient attendre lesCatholiques. De Mayenne a fait mine d etre fort joïeux êc con-tent d’un tel honneur fait par un si grand Monarque à un Prin-ce de gentesua. Mais après avoir accordé le général, quand s’cstvenu pour accorder le particulier, il a demandé des choses siimpossibles, ou du moins tant difficiles , que l’on a bien connu,qu’il fait, en bon François, entendre que nonobstant la volon-té de Sa Sainteté Lc de la Majesté Catholique , le consentementdes Etats , les Princes y compris , Lc le désir des gens de bien ,il ne vouloir autre que lui esse Regem Gallice. Les Espagnols secomplaignent, & jure : les gens de bien (ìmiliter. La modestiedu Prince, qu’on appelloit à cet honneur, en toutes ces tra-verses, sc montre admirable. Ledit de Mayenne est conjuré Lcsupplié au nom de Dieu , qu’il n’enviât cet honneur à son ne-veu. Tamen mens immota manet-, il est vaincu chez ledit Sei ;gn eu r Légat, ab omnibus Cardinalibus , Prcclatis , P rincipibus,Nobilibus , qui aderant. II ne fait que répondre : toutesfois il arecours à l’opiniâtreté des Hérétiques , qui pûssunt vinci , sednon persuaderi. Et a dit qu’il se perdroit potius quam cogi ad idquodnollet. Et ce qui est très indigne de lui, Jolus à partibus deMayenne ftetit : conclusion, les stratagèmes de quelques-uns onttant pu que , eleclionem Régis in inducias commutarunt : maxi-mo çum Comitiorum generalium no mini s dedecore (1). Pour faireavaler ce morceau tant amer , on le sucre de belles promcíles ,auxquellcs je me fierai mais que j’en voie l’este t. Scepius fidemsefelisse fit nimium. At omnes Principes , coram Legato , tacloEvangelio jurarunt , se nunquam pacem inituros cum Rege Na-varreo : & hoc juramentum syngrapho confirmarunt in manu du-dit Légat. Je crains qu’aubout des trois mois l’on ne trouve unautre artifice, pour empêcher la nomination d’un Roi Très
C/?On a déja parlé ailleurs de cette intrigue: fr) Le Traité de la Treve pour trois mois
Ûn peut voir aussi fur cela la Satyre Ménip- fut arrêté , comme on l'a dit, le dernierpée , pag. 8i. & les Remarques fur cette Juillet 15^5 } Sc publié le lendemain.
Satyre, p. 196 & 33 1.
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Lettre duDocf. ìMau-CilRC.