4 i 4 MEMOIRES
-- Chrétien , tel que les Espagnols ont nommé , qui fera au gré
l ^9 3 * de tous les gens de bien. Ledit de Guise m'a dit aujourd’hui ,LtTTRt nu qu’ii n’y a rien de gâté, pourvu que Sa Sainteté tienne ce qu’el-Doct. Mau- i e a promis au Duc de SeíTe , Legato Catholicœ Majeffatis. MaiscttRc. j e p^oi de Navarre tâchera de Pébranler par la légation du Prin-ce qu’il envoie , auquel, si l’on ferme la porte comme au Car-dinal de Gondi, tout ira bien. Les Espagnols de nos quartiersfont bien résolus de faire tout ce qu’ils pourront pro fatali viro.Si les forces qu’ils promettent , font prêtes dans trois mois ,creabitur Rex vel etiam invito de Mayenne. Je pourrai encorevous r’écrire dans deux jours quelqu’affaire de conséquence , íìj’en puis être bien assuré, A Paris, le quatre d’Août 1593.
Mauclerc,
Avertissement,
X„J N autre Docteur de Socbonne , surnommé Morenne , Curé de StMerri ou Mederic , favorisant le parti du Roi contre la Ligue, & appellépour se trouver à la Conférence faite en présence du Roi touchant la Reli-gion , écrivit en même temps deux Lettres, l’une en François , l’autre enLatin, ores tournées en langage vulgaire, lesquelles pour contenir quelquesremarquables particularités, nous avons ici inférées.
E P î T R E
ENVOIE’E PAR M , CLAUDE DE MORENNE (,).
Curé de Saint Mederic , aux Catholiques de la Ville de Paris,
Xl y a long-temps que je desirois satisfaire par lettres à l’enviequ’aviez de savoir ce qui s’eíl paíle de par dc-çi, tant pour lerespect de la tant desirée conversion du Roi, que pour quelquesparticularités c^ui concernoient notre personne. Deux chosesíïfen ont empêché jufqu’à présent : la premiere , a été les di-iVertissemens que d’ordinaire apporte avec foi la Cour, qui eft
(-0 On a déja parlé de Claude de Moren- cette Lettre & de la suivante dans le Dialfc41e, .lequel fut, comme on l'a dit aussi , gue du Maheujire & du Manant,jputv.û dc l'Lvêché de Séez. Il est parlé de