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brande efficace ; voire même Sc de longue durée, puis-je ajou-rer vu oue selon Tacite, diutiìis durant exempla quàm mores. r ACes choses étant ainíi, qui pourra nous blâmer, li par un tel ^morenns,bien nous sommes venus rechercher la Brebis égarée > la Drag-me perdue, l’Eníant dc famille débauché? si nous avons ha-sardé nos biens Sc nos vies pour assurer la Religion , Sc met-tre la France en repos? Cela nous fit hâter , car nullus cunc-tationï locus efi in eo confilio quod laudari non potejì , nifi per-aUurn fuerit. Que si les conseils doivent être loués ou blâmés,selon que l’issue en est bonne ou mauvaise , qui ne louera lenôtre , vû que la fin en a été à l’honneur de Dieu, Sc au re-pos du Peuple ? Le Roi n’a-t-il pas reconnu fa faute, par lesbonnes instructions que lui ont donné tant de sages Sc doc-tes Prélats? Ne s’est-il pas uni avec les Catholiques, abominantla Chaire de pestilence ? Ne s’est-il pas soumis au S. Siège Apos-tolique , vers lequel il a envoie Princes Sc Prélats, pour luirendre l’honncur Sc l’obéissimce qui lui est due ? Sont-ce pe-tits effets, Se de nulle valeur, de la sainte Assemblée, que lesMalins calomnient? Mais je vous demande, qui a causé laTrêve, bien inestimable pour le pauvre Peuple , qui pour lesmisères précédentes avoit été réduit à telle nécessité, qu’il nelui restoit plus que l’œil pour pleurer, la langue pour se plain-dre , l’estomach pour soupirer ? Qui lui a causé , dis-je* de cebien dont il jouit aujourd’hui ? N’a-ce pas été la conversiondu Roi, fans laquelle on eut continué à jouer, fur le Théâtrede la France, la sanglante Tragédie qu’on avoit commencée?
Qui sait aujourd’hui que chacun peut jouir de ses fruits Screvenus ? La conversion du Roi. Qui fait que librement onchemine Sc voïage par pais, fans être troublé de fraïeurs Scappréhensions terribles ? La conversion du Roi. Qui fait queles François se réunissent, Sc pendent leurs armes au croc , àce que les araignées , pour un jamais, y ourdissent leurs toi-les ? La conversion du Roi. Cette conversion donc étoit trèsnécessaire pour le Roïaume de France, Sc pour le pauvre Peu-ple , lequel aujourd’hui plus que jamais seroit resserré dans lesVilles , affligé d’indigence Sc nécessité , si on eut été du mê-me avis que certains personnages , qui se sont opiniâtrementopposés aux bons desseins des Princes , tant d’une part qued’autre, ne craignant rien tant que la paix, laquelle ils voïoientcomme toute faite, si une fois le Roi alloit à la Messe, quiétoit néanmoins tout ce que demandoient les Princes de Lot-